Acte 7 des Gilets jaunes: ils s’en prennent aux médias en ce samedi de mobilisation un peu partout en France

Des gilets jaunes ont manifesté encore une fois à Paris, cette fois devant les sièges de grandes chaînes de télévision et journaux françaises, alors que de petits groupes se sont rassemblés aussi ailleurs en France, malgré un certain essoufflement du mouvement.

Des centaines de manifestants – certains scandant « journalistes collabos ! » – se sont massés devant le siège du réseau de télévision BFM et celui de France Télévisions. Certains manifestants ont lancé des pierres et d’autres objets au cours d’escarmouches avec la police antiémeute, qui a tiré des gaz lacrymogènes.

Certains membres du vaste mouvement des « gilets jaunes » accusent les principaux médias français de favoriser le gouvernement du président Emmanuel Macron et la grande entreprise dans ce conflit. Ils reprochent aussi aux « médias traditionnels » de minimiser l’ampleur des manifestations depuis le début du mouvement le 17 novembre.

En début de soirée, plusieurs voitures ont brûlé dans ce même quartier devant le siège du quotidien régional Le Parisien. Une enquête était en cours pour déterminer la cause du sinistre.

L’acte du septième samedi contre la politique sociale et fiscale du président Emmanuel Macron se sont moins mobilisés de manifestations en France, marqué par plusieurs incidents avec les forces de l’ordre.

A midi, les manifestants étaient 12.000, selon les chiffres du gouvernement, contre 38.600 le 22 décembre et 282.000 pour la première journée de mobilisation le 17 novembre, selon la même source. Aucun chiffre de mobilisation n’a été donné à la fin de la journée.

Quelques incidents ont été relevés. La porte de la Banque de France a été brûlée à Rouen (Seine-Maritime) et des agressions de journalistes ont été dénoncées : un journaliste de CNews à Lille (Nord), de BFM à Marseille (Bouches-du-Rhône) et de TV7 à Bordeaux (Gironde).

A Paris, 57 personnes ont été interpellées, 33 ont été placées en garde à vue.

Pour plusieurs participants à ce mouvement populaire, né hors de tout cadre politique ou syndical, cette faible mobilisation est due aux fêtes de fin d’année, et ils prédisent une reprise très forte le mois prochain, malgré les concessions du gouvernement.

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