Attaques dans l’Aude: la compagne de Radouane Lakdim, l’assaillant de Trèbes, fiché S

Le procureur de la République de Paris François Molins a donné une conférence de presse ce lundi 26 mars, au cours de laquelle il a dévoilé des éléments sur la compagne de Radouane Lakdim, interpellée par les forces de l’ordre.

Redouane Lakdim, l’auteur de l’attaque qui a fait quatre morts vendredi, était lui aussi fiché S en raison de ses liens avec la mouvance islamiste radicale, mais à l’un des niveaux les plus bas de l’échelle de dangerosité. Le signalement de sa compagne se situe également à un niveau «très bas du spectre», précise-t-on de source proche du dossier.

La compagne du jihadiste Radouane Lakdim a crié « Allah Akbar » lors de son interpellation au soir des attaques dans l’Aude. Radicalisée, la jeune femme « conteste avoir été associée au projet mortifère de son petit ami » qui a assassiné quatre personnes dans l’Aude vendredi 23 mars, a déclaré le procureur de la République de Paris, François Molins, lundi 26 mars.

La jeune femme âgée de 18 ans, présentée comme une « convertie », et fichée « S », n’avait plus de contacts téléphoniques avec Radouane L. depuis janvier mais est soupçonnée d’avoir poursuivi des échanges via une application, a précisé le procureur François Molins. « Elle indique s’être convertie à l’âge de 16 ans et présente tous les signes d’une radicalisation », a poursuivi M. Molins.

Le matin du périple sanglant de son compagnon, elle a posté une sourate promettant l’enfer aux mécréants, a précisé François Molins, lors d’une conférence de presse.

Radouane L. faisait toujours l’objet d’un « suivi effectif » par les services de renseignement en mars 2018, a indiqué le procureur. Il était fiché « S » (« sûreté de l’Etat ») depuis 2014, puis avait été inscrit à partir de novembre 2015 au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) en raison de ses « liens supposés avec la mouvance salafiste locale », a précisé François Molins.

« Il faisait l’objet de la part des services de renseignement d’un suivi effectif toujours en cours en mars 2018, mais qui n’avait pas permis, je le répète, de mettre en évidence des signes précurseurs d’un passage à l’acte, ni des velléités de départ sur la zone irako-syrienne », a ajouté le procureur.

Au cours de sa garde à vue, la jeune femme aurait eu une attitude décrite comme très froide, presque arrogante face aux enquêteurs, selon nos informations. Elle aurait également exprimé de la tristesse pour son compagnon, sans aucune compassion pour Arnaud Beltrame.

De nombreux hommages ont été rendus au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, le gendarme qui a succombé à ses blessures après avoir pris la place d’une otage.

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