Charles Dubois nous parle en Avant-Première du nouveau film « SALAUDS DE PAUVRES »

CHARLES DUBOIS, invité dans l’émission Micro-Ondes Positives, nous parle de sa carrière d’auteur – réalisateur.

À la fin des années 80, après avoir été assistant des réalisateurs Kerchbron, Braunberger, Le Hung, il réalise un long métrage « Canevas, la ville » avec des comédiens du TNS et Michael Lonsdale (Mention spéciale au Festival international du film Jeunesse à Cannes).

Sollicité pour faire des émissions de flux et des sujets pour des émissions littéraires de Frédéric Mitterrand, Charles Dubois le retrouve pour la réalisation de deux documentaires pour « la 25ème heure » de Jacques Perrin.

Parallèlement, il travaille en tant que formateur sur des sessions professionnelles continues pour France 3, France 2, RFO ainsi qu’aux Formations à l’image avec des comédiens de théâtre,

Charles Dubois continue de réaliser à l’intérieur d’un spectre large :

– Réalisations de portraits, soit unitaires, soit dans la série « Siècles d’écrivains » lancée par Bernard Rapp.

– Emissions de flux régulières : magazines et émissions de « talk show ».

– Une série « les femmes et le siècle 20 ».

– Plusieurs réalisations spéciales : captations théâtrales au théâtre de la Colline, au Daunou…

– Des émissions récurrentes : « Ruée vers l’air », « Côté cuisine ».

Et toujours « Un livre, un jour ».

– Réalisation de la fiction « La dame blanche » avec Corinne Marchand.

– Réalisation « d’Yvonne » avec François Perrier pour TMC.

– Documentaires sur la musique : « Le Mystère de la Voix », « En Pays baroque ».

Et aussi des portraits : Kusturica, et une captation de son spectacle musical au « Bikini » à Toulouse.

– Réalisation d’une série de cassettes pédagogiques « Devenir comédien » avec Fabrice Lucchini et Jean-Laurent Cochet.

– 30 Episodes de fiction de 4 minutes : « Le train corse ».

– 25 épisodes en programmes courts sur « Les pirates » pour France 3.

– Réalisation de pilotes modules courts de fiction « Brèves de…» pour France 3.

– Deux projets d’écriture finalisés avec Bernard Farcy : l’adaptation d’un roman de Raphaël Majan, « Les carnets de Liberty » et « La Madrague » une adaptation du livre de Michel Goujon.

– Des interventions sur des leçons de cinéma devant la caméra sur Via Stella.

– Réalisation d’un documentaire « Mahi Bibine, insoumission ».

– Réalisation d’un docu-fiction : « Mighele Raffaelli ou le joli temps de l’engagement ».

Après un parcours plutôt riche, Charles nous invite à découvrir la toile de fond d’un nouveau film qui sortira dans les salles le 13 avril, pour le film « Salauds de pauvres », il est parfois conseiller technique.

«Salauds de pauvres» ce film fiction de 1heures 46, en touches impressionnistes nous raconte que la misère et le mépris des classes dominantes font de la pauvreté une vraie saloperie et engendre des salauds de pauvres.
Dans les 12 fables qui constituent le film, on n’idéalise pas forcément le pauvre.
Il a de réelles raisons d’être méchant. Le film refuse toute idéologie rassurante. C’est un constat furieux par le biais de l’humour noir.

Le film « Salauds de pauvres » refuse un certain manichéisme : Le pauvre n’est pas gentil parce qu’il est pauvre et inversement. La misère peut faire ressortir le pire chez l’homme.
Le sous prolétariat, la pauvreté, le chômage, la misère sexuelle, le rejet de l’autre, l’humiliation sont au cœur de ces moments de vie où certains essaient de s’en sortir quelque soit le moyen, puisque les
règles d’un vrai contrat social ont volé en éclats.
À travers ces histoires courtes et amères sont dévoilées toutes les fissures du genre humain, qui dans ce mouvement de mondialisation et de néo libéralisme de plus en plus affirmé peuvent effectivement amener à conclure que l’homme ordinaire peut être un monstre de lâcheté, de cruauté, d’indifférence ou d’hypocrisie.

Ce film tissé de fibres comiques et dramatiques dans un déchaînement quelquefois surréaliste est une satire politiquement incorrecte qui sonde l’âme humaine.

Douze réalisateurs et auteurs, une cinquantaine de comédiens, sept chefs opérateurs et cinq ingénieurs son, quatre monteurs et presque deux cent cinquante techniciens ont travaillé dans l’urgence et l’enthousiasme sur des histoires de fiction, autour du fléau de la pauvreté. Douze histoires imaginées pour un film où l’humour noir et la provocation côtoient l’émotion.
Cette expression « Salauds de pauvres » (normalement attribuée à Marcel Aymé et plus tard reprise par Coluche) est un cri qui s’adresse aux miteux qui font le jeu de la misère et qui exploitent plus malheureux qu’eux. Comme le montrait Ettore Scola dans son film sur les bidonvilles « Affreux, sales et méchants ».
Ce titre est plus que jamais d’actualité.

Vous pourrez découvrir l’émission Micro-Ondes Positives, sur radio Art-Mada, avec le réalisateur Charles Dubois, le 14 mars.

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