La cuisine tunisienne a un nom : Malek Labidi Debbabi

Elle a choisi un parcours difficile ; celui de devenir chef. Malek Labidi Debbabi est âgée de sept ans quand la passion de la cuisine la gagne. Merci maman !  C’est en observant sa mère, en l’aidant à préparer des gâteux et autres mets que grandit en elle cette idée. Quand je serai grande, la cuisine sera mon métier. Mais avant, pour son père c’est « passe ton bac et obtient ton diplôme de prépa HEC. Après seulement tu pourras suivre des études de cuisine ». Malek sait ce qu’il lui reste à faire si elle veut réaliser son rêve.

Ses examens en poche, son père tient sa promesse et lui finance ses études à l’Institut Paul Bocuse. Elle a conscience que le plus dure reste à venir. Mais Malek est motivée. Grace à sa détermination, elle ne lâche rien. Elle enchaîne les stages dans de grands

Et pour cela, rien de mieux que d’ouvrir son propre restaurant. Le BÔ-M est un bon projet, mais sans doute ambitieux. Faire de la cuisine de marché en changeant de menu tous les trois jours est trop audacieux. Cuisiniers, employés et surtout clients s’y perdent.

C’est alors que la télévision vient la solliciter. La belle brune y est à son aise. Les projets se succèdent             (« Mamnou3 3ala rjel » (Interdit aux hommes) sur télé Nessma, « It7adda echef» (Le défi du chef) sur Express Fm même en radio (Mosaïque Fm et « Dbaret Mosaïque » avec Linda Rahali ou encore avec   « Malla chef » sur Al Hiwar Ettounsi).

Mais elle n’en perd pas pour autant son objectif de rendre la cuisine accessible à tous. « J’ai toujours rêvé d’une émission dans laquelle on pouvait présenter les plats régionaux. C’est ce qu’on fait dans « El Koujina », avec beaucoup de séquences filmées dans les villes et une voix off pour mettre en valeur ces régions. On invite des cuisiniers amateurs confirmés et ils viennent directement de ces villes pour nous présenter leurs plats : du Ftet de Béja, du Borzguen du Kef, de la Mtabgua du Sud, du Barkoukech et moi je suis un peu le commis, qui apprend, qui pose des questions sur les recettes, l’origine des produits et les petites histoires qui les accompagnent » confiait-elle au webzine Femmes de Tunisie.com.

Malek a su réinterpréter la cuisine tunisienne. En s’inspirant de l’art et de la musique elle a recréé les plats. Être une femme, jeune et belle a la tête bien faite est un quadruple défit qu’elle a su relever en transmettant son amour des plats et de la bonne cuisine.

Aussi qui mieux qu’une femme, qui plus une cheffe et tunisienne pour parler de ce qui est l’une des richesses de son pays depuis 2000 ans, l’huile d’olive ?

En effet, la production de cet or vert, piliers de l’économie nationale est en constante augmentation. Sa qualité ne cesse d’être reconnue et primée dans les grandes compétitions internationales. S’étendant sur 1,8 million d’hectares, les 88 millions de pieds d’oliviers répartis sur tout le territoire font de la Tunisie l’oliveraie Africaine du Nord par excellence.

C’est pourquoi, à la demande de l’ambassade de la République Tunisienne à Paris qui souhaite faire connaître cet héritage et ce savoir-faire, Malek Labidi Debbabi va orchestrée le 13 décembre prochain dans les murs du consulat, une dégustation d’huiles d’olive ainsi que de plats salés et sucrés qu’un certain nombre de privilégiés composés de chefs, de médias spécialisés, de responsables de la filière agro-alimentaire et des circuits de distributions auront le plaisir de découvrir dans la pure culture tunisienne. Mais de cet événement, nous vous reparlerons plus en détails prochainement. Alors, à suivre …

Laisser un commentaire