Le gentleman de la Mode Hubert de Givenchy nous a quitté

Arnaud BAXTER

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès d’un grand nom de la Haute-couture Française, Hubert de Givenchy qui s’ est éteint à 91 ans le 10 Mars dernier.

Ses obsèques auront lieu dans la plus stricte intimité , nous à précisé son compagnon le couturier Philippe Venet.

Le monde de la mode marqué par l’élégance de ses créations
Né à Beauvais dans un famille protestante d’ origine vénitiennne , son grand –pére Jules Badin , propriétaire de la Manufacture des Gobelins et de la Tapisserie de Beauvais l’ initia très tôt a l’ amour des belles étoffes.

A l’âge de 17ans il s’ inscrivit à l’ Ecole des Beaux-arts.
Apres ses débuts chez Elsa Schiaparelli, il fut distingué tres tôt par le grand couturier Cristobal Balenciaga auquel il voua un culte qui ne devait jamais se démentir. Hubert de Givenchy deviendra ainsi l’ un des trois fils spirituels de Balenciaga, avec André Courrèges et Emmanuel Ungaro.

Balenciaga l’ aida à s’installer, lui trouva des locaux , avenue Georges V .Marisa Berenson et Audrey Hepburn furent les clientes phares de la Maison. Il habilla également des milliardaires américaines comme Bunny Mellon ,les sœurs Radziwill, Jacky Kennedy, madame Patino.

Diana Vreeland redactrice de mode americaine s’enticha de ce célibataire aux allures de José-Luis de Villalonga, Givenchy devint alors synonyme d’élègance à la Française aux USA.

Tres vite, ses créations furent remarquées par les grands habilleurs de Hollywod et on commença à lui envoyer des stars pour un re looking.

Viviane Blassel, la célebre journaliste de mode raconte une anedote amusante sur le quiproquo d’une rencontre. On annonça à Mr de Givenchy que Mlle Hepburn demandait à le voir et il se trouva en face de Audrey Hepburn alors qu’il s’attendait à voir Katherine Hepburn.

Apres des débuts un peu fraîs, leurs relations s’améliorérent et c’est ainsi que Audrey Hepburn devint l’égerie et l’ amie qui allait tant contribuer à la renommée de Givenchy dans le monde entier.

Comme le dit Viviane Blassel avec humour : «  tres souvent , les grandes aventures démarrent par un malentendu. »
De ses nombreux séjours aux Etats-unis, il avait acquis un sens aigu de la publicité, et il pressentait que le cinema allait propulser l’ image de sa maison au plus haut niveau.

Il fut un des premiers créateurs Français à comprendre l’ importance des produits dérivés tels que les parfums, lunettes et foulards griffés et à les publiciser en s’adressant à des vedettes tels que Suzy Parker, Jeanne Moreau ou Marléne Diétrich.

J’eus l’ocasion de le rencontrer lors d’un tournage dans sa maison de l’avenue Georges V avec Jacques Scandelari et Nestor Almendroz comme directeur photo.

D’emblée on se serait cru sur un plateau de cinema hollywoodien ,avec les fameuses chaise en toile endossées aux prénoms de Michéle, Mounia, Viorica et d’autres Mannequins cabine.

Il avait un sens aigu du détail .De tres haute taille, d’une élegance aristocratique, lors de la présentation de ses collections, il rejoignait ses mannequins pour le salut final, vétu d’une blouse blanche de maitre-coupeur, lui qui habillait les tétes couronnées comme Farah Dibbah ou Grace de Monaco.

 

Laisser un commentaire