Le Président Emmanuel Macron était à Sofia pour le sommet U.E. – Balkans occidentaux

Le Président de la République Emmanuel Macron était en Bulgarie les 16 et 17 mai pour participer au sommet Union Européenne Balkans occidentaux.

A son arrivée à Sofia, il a eu un entretien avec M. Zoran Zaev, président du Gouvernement de l’ancienne République Yougoslave de Macédoine. Après cela, un dîner a été organisé en présence du Premier Ministre de la République de Bulgarie, Boiko Borissov et de dirigeants européens.

Ce sommet a pour but de renforcer les liens entre l’Union Européenne et les pays des Balkans occidentaux sur la connectivité numérique et de réaffirmer leur importance en relevant les  thèmes de sécurité, migration  et évolution géopolitique.

Lors de ce dîner, il a été question du retrait des Etats Unis de l’accord  iranien et de leur décision d’imposer des taxes sur l’acier et l’aluminium européens. Le chef d’état français a aussi défendu son projet de création avec l’Allemagne d’ une agence de financement de l’innovation.

Jeudi matin, après un entretien avec le Premier Ministre de la République d’Albanie, Edi Rama, le président de la République s’est entretenu avec la Chancelière de la République Fédérale allemande, Mme Angela Merkel et la Première Ministre du Royaume Uni Mme Theresa May.

La connectivité a été au centre d’une première séance de travail; après la photo de famille un déjeuner autour du thème “relever les défis communs” a suivi avant que le Président Macron rencontre Mr Peter Pellegrini, président du gouvernement de la République slovaque.

Lors de la conférence de presse qui a clôturé ce déplacement, Emmanuel Macron a confirmé que l’Union Européenne maintiendra l’accord nucléaire signé avec l’Iran en 2015 ; ce plan d’action global conjoint signé avec les Etats -Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, et l’Allemagne a mis en place un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée progressive des sanctions contre l’Iran. Le 8 mai, le Président américain a annoncé le retrait de son pays de l’accord et un rétablissement des sanctions. Le choix de l’Europe est aussi d’élargir la discussion du nucléaire après 2025 à l’actualité balistique et régionale de l’Iran en Irak, au Yémen, en Syrie et au Liban.

Considérant que  la situation de l’Union Européenne était en baisse depuis une quinzaine d’années, période à laquelle l’UE est passée de 15 à 25 membres, le Président de la République a appelé la chancelière a mobiliser l’Allemagne afin de relever les défis à l’approche du renouvellement du Parlement européen.

Les 28 ont affiché leur unité durant cette rencontre, particulièrement sur l’Iran, confirmant leur volonté de préserver les intérêts de leurs entreprises en activant à partir de ce 18 mai le règlement de 1996  ainsi que le soutien de la Banque Européenne d’Investissement afin d’apporter un soutien financier aux PME engagées en Iran et menacées des sanctions programmées par Donald Trump, toutefois difficile à appliquer vu les rapports des grandes banques européennes avec le système financier américain et les transactions en dollars US.

Par ailleurs, il ne sera pas question que l’Europe cède devant les menaces américaines concernant les exportations d’acier et d’aluminium; Washington devra faire preuve d’une exemption préalable permanente pour les exportateurs européens dans toute discussion sur le commerce transatlantique.Il faut assurer la stabilité mais ne pas prendre parti pour untel ou untel. L’UE ne sera pas l’allié de l’Iran contre les Etats-Unis et les entreprises américaines n’ont pas à subir de sanctions à causes des tensions avec l’Iran.

Autre point important de ce sommet, la réforme sur le numérique et l’innovation; le projet de créer avec l’Allemagne une agence de financement a reçu le soutien de tous les états membres et celui de la Commission avec un dispositif expérimental dans le cadre budgétaire actuel.

Les Balkans occidentaux ont aussi été au coeur de cette rencontre, tant en terme de développement de l’accessibilité numérique, de développement des infrastructures comme de celui d’initiatives concrètes en terme de sécurisation des sociétés ou de lutte contre la criminalité. Ceci s’adresse aux pays qui font des efforts pour transformer leur pays,  à la Serbie et au Monténégro en négociations pour devenir membres de l’EU mais aussi à la Macédoine et à l’Albanie qui y aspirent. Toutefois, les négociations devront tenir compte des questions migratoires et de corruption.

Le prochain sommet avec les Balkans occidentaux se tiendra à Londres en juillet prochain.

Macron et Iohannis

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