L’écrivain Jean Anglade, le Pagnol auvergnat, est décédé à Clermont-Ferrand à l’âge de 102 ans

GÉRARD  CROSSAY

Jean Anglade est né en 1915 près de Thiers, dans le Puy-de-Dôme, dans un milieu modeste.

Il devient maître d’école puis professeur de lettres.
Son premier livre, “Le Chien du Seigneur”, publié en 1952, raconte l’histoire d’un prêtre-ouvrier dans une usine de caoutchouc, qui abandonne la soutane pour se marier.

C’est seulement à 54 ans qu’il connaît le succès avec “La pomme oubliée”, roman sur la vie de sa tante Mathilde, dernière habitante d’un village abandonné.

Son oeuvre littéraire est monumentale et s’est vendue à des millions d’exemplaires.
Il a écrit plus d’une centaine de romans, des biographies, telle celle d’Hervé Bazin, des traductions – Le Prince de Machiavel et Le Décaméron de Boccace -, des livres de poésie ou d’humour.

Trois de ses romans, “Les Ventres Jaunes”, “La Bonne Rosée”, ” La permission de mai”, inspirés de sa région natale, évoquent un siècle de la vie des couteliers de Thiers, saga qui vient d’être rééditée aux Presses de la Cité en un seul volume.

Il se disait “romancier réaliste”. Ses héros étaient garde-barrière, maîtresse d’école ou médecin de campagne en Auvergne.
“Je n’invente pratiquement aucun personnage. Ils me sont tous suggérés par la réalité …”, déclarait-il.

“Jean Anglade a le génie de la belle histoire”, admirait Alexandre Vialatte, autre écrivain auvergnat de renom.

Jean Anglade n’a jamais cessé d’écrire. Son dernier livre, “Le Grand Dérangement”, extraordinaire hymne à la liberté écrit dans un style vif et poétique, est sorti pour ses 100 ans chez Calmann-Lévy et en Livre de Poche.

 

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