Les Musulmans et les Juifs ont commémoré la journée internationale des déportés de la Shoah en présence de l’ambassadeur d’Allemagne en France

GABRIEL MIHAI

Chaque année le 27 janvier est commémoré le jour de la libération ou de la journée internationale en souvenir de la Shoah « Holocauste ».

Aujourd’hui, la mémoire des victimes de la Shoah est célébrée à Drancy près de Paris. Il existe aussi des plaques commémoratives, des monuments et des musées dans toute l’Europe, à Drancy il y a un monument a la mémoire de la Shoah, mais aussi un wagon utilisé lors des déportations.

Ce lundi 29 janvier, l’Imam Hassen Chalghoumi a invité les communautés musulmanes et juives à se réunir auteur de l’ambassadeur d’Allemagne en France Nikolaus Meyer- Landru pour participer à cette commémoration.

Les participants se sont d’abord réndus a la Mosquée avant d’aller au Mémorial de la Shoah de Drancy.

La Shoah est le génocide des Juifs commis par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les Juifs ont été les principales victimes des criminels nazis, qui ont aussi voulu tuer les opposants politiques, les tziganes, les Polonais, les Soviétiques, les malades mentaux, et tous ceux que le IIIe Reich, dirigé par Adolf Hitler, souhaitait éliminer de la surface de la Terre au nom du racisme et de l’antisémitisme.

En 1933, la population juive d’Europe dépassait les neuf millions de personnes. La plupart des Juifs européens vivaient dans des pays que le Troisième Reich occupait ou contrôlait pendant la Seconde Guerre mondiale.

Plus d’un million de Juifs et des centaines de milliers d’autres victimes furent assassinés par des SS allemands et des policiers, avec l’aide des unités de la Wehrmacht et de la Waffen SS. Entre 1941 et 1944, les nazis déportèrent des millions de Juifs d’Allemagne, des territoires occupés et de beaucoup de pays alliés de l’Axe, dans des ghettos et des centres de mise à mort dans lesquels ils furent gazés dans des installations conçues spécialement.

Ce génocide a fortement marqué le xxe siècle par son ampleur, sa nature et les moyens « industriels » mis en œuvre pour exterminer une population entière, y compris les femmes, les enfants, les bébés et les vieillards. Ils étaient affamés, fusillés en masse ou entassés comme des animaux dans des trains qui conduisaient à la mort dans les camps de concentration et les chambres à gaz. Shoah signifie en hébreu « désastre », « désolation », « catastrophe ».

Dans les pays occupés par l’armée allemande, les victimes de la Shoah sont traquées par la Gestapo, quelquefois avec la complicité des autorités locales, comme en France. Elles sont arrêtées par l’armée allemande, les SS ou bien la police, la gendarmerie ou des forces paramilitaires locales, et ont été déportés vers des camps de concentration situés en Allemagne.

La persécution et l’extermination systématiques et bureaucratiques d’environ 6 millions de Juifs, par le régime nazi et ses collaborateurs est généralisée. Le terme grec « Holocauste » qui signifie « sacrifice par le feu » est également utilisé.

Entre 1948 et 1951, près de 700 000 Juifs émigrèrent en Israël dont 136 000 Juifs déplacés d’Europe. D’autres Juifs déplacés émigrèrent aux Etats-Unis et dans d’autres pays. Le dernier camp de personnes déplacées ferma en 1957. Les crimes commis pendant Shoah dévastèrent la plupart des communautés juives européennes et anéantirent des centaines de communautés juives d’Europe orientale occupée.

La Shoah reste dans les mémoires comme un des plus grands drames de l’histoire. Elle se distingue des autres génocides par le caractère systématique, planifié et organisé de l’extermination. Il reste cependant des négationnistes qui nient l’existence de ce génocide ou essayent d’en réduire l’importance en faisant du révisionnisme historique.

Le 21 septembre 2012, l’ex président François Hollande a inauguré à Drancy le Mémorial dans un quartier qui porte son double héritage comme une croix.
La cité a servi, de 1941 à 1944, de centre de regroupement pour les juifs en partance pour les centres d’extermination, raflés par les Allemands avec l’aide de la police française. « Porte de l’enfer  » et « lieu d’angoisse » sont des expressions de rescapés. A Drancy passèrent 80 000 internés, pour la plupart promis à la mort. Ce fut un lieu où l’on connut la famine, en plein XXe siècle, à cause de l’incurie de l’administration et des gendarmes. De nombreux détenus se sont suicidés par désespoir.

Il aura pourtant fallu attendre soixante-huit ans après la libération du camp, et la venue de François Hollande, pour qu’un président de la République y fasse le déplacement. Jean-Christophe Lagarde s’est investi dans la préservation de la mémoire du site et cédé le terrain, situé face à la cité. M. Lagarde, pendant son mandat de maire a considéré « indécent » ce long oubli public, ce désengagement d’un Etat qui a pourtant reconnu, en 1995, sa responsabilité dans la déportation des juifs de France.

Le Mémorial de la Shoah de Drancy a été conçu par l’architecte suisse Roger Diener un bâtiment sobre et digne, respecteux du site et de l’environnement urban, qu’il offre au visiteur une vue panoramique sur le cité, avec un dialoque permanent sur l’histoire du camp.

Complémentaire du Mémorial de la Shoah de Paris, le Mémorial de la Shoah à Drancy est un lieu de médiation entre le site de l’ancien camp et le public, un lieu d’histoire et de transmission.

L’Imam Hassen Chalghoumi, en mai 2006 se rapproche de la communauté juive lors d’une cérémonie commémorative au camp de Drancy et déclare «qu’à quelques mètres d’ici, des personnes innocentes ont souffert d’une injustice sans égale, avant d’être déportées à Auschwitz, juste parce qu’elles étaient juives et issues de la même famille . Enfants d’Israël et d’Ismaël sont des cousins, et ce encore aujourd’hui ». Quelques jours plus tard, sa maison a été vandalisée, en signe de protestation, mais rien ne l’a  empêché jusqu’à aujourd’hui de continuer et devenir encore plus proche de son cousin Israël.

Après un début de notoriété en 2006, il est, dans les années suivantes, de plus en plus présent dans les médias français en tant que représentant d’un « islam modéré »,

Après les attentats subis en Europe, l’imam Hassen Chalghoumi, a rassemblé les fidèles à l’occasion d’une manifestation contre le terrorisme à Bruxelles, dans le cadre d’une tournée européenne, le 8 juillet 2017 à Paris, et alors constituée d’une trentaines d’imams venus de différentes régions de France mais aussi d’Italie, du Portugal ou de Belgique. Pour cette «marche contre le terrorisme»,les fidèles se rendent en car sur les différents lieux marqués par des attentats. Ils étaient à Berlin le 9 juillet 2017, puis sont allés à Saint-Etienne-du Rouvray, Toulouse et Nice. Notre message est clair : « on ne peut pas associer l’islam à ces barbares et ces assassins», a-t-il déclaré.

Aujourd’hui le cousin Ismaël, incarné par Hassen Chalghoumi a invité son cousin Israël, le rabbin Moché Lewin et leur ami, l’ambassadeur d’Allemagne en France Nikolaus Meyer- Landru, pour commémorer le génocide de la Seconde Guerre mondiale, en signe de solidarité et fraternité dans la paix et la laïcité.

Une commémoration pour les personnes innocentes qui ont souffert d’une injustice sans égal, juste parce qu’elles étaient juives.

Dans le Mémorial de la Shoah, une guide du musée, explique l’histoire du lieu et la souffrance de milliers d’enfants victimes du XXe siècle sous un fonds d’extermination nazie, contre l’humanité et le peuple juif.

C’est un épisode tragique, meurtrier, humiliant, un génocide qui a créé une image négative pour le peuple allemand et une histoire extrêmement cruelle à travers un dictateur fasciste et inhumain, cruel et sans âme: Adolf Hitler, l’homme qui a détruit des vies humaines et une partie de l’Europe, le fondateur et figure centrale du nazisme, instaurateur de la dictature totalitaire désignée sous le nom de Troisième Reich et responsable du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

Après une histoire très troublante et une description historique du peuple juif, l’ambassadeur Nikolaus Meyer-Landru, a visité l’endroit où les âmes des enfants ont dit au revoir, un endroit où le visiteur passe en revue les erreurs commises par un dictateur antisémite.

Impressionné par le fait que la communauté juive a réussi à recomposer chaque onglet de l’histoire, et chaque nom sur la liste cruelle du dictateur, grâce aux recherches et les deux ouvrages de Serge Klarsfeld, il est ensuite allé découvrir le monument dédié aux victimes de la Shoah dans le jardin situé devant le Mémorial où on peut voir le wagon qui a servi à déporter des enfants innocents sur la route de l’enfer construite par Hitler.

Après une visite officielle à la mosquée et au mémorial de la Shoah, l’ambassadeur d’Allemagne en France s’est rendu à la mairie de Drancy, où il est resté plus de 45 minutes en compagnie du Mme la Maire Aude Lagarde et le député Jean-Christophe Lagarde.

 

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