Nouvel opus pour Fabrice di Falco au Bal Blomet

Pour la seconde représentation du conte musical « Begin the Biguinne » au Bal Blomet à Paris dans le 15ème , Fabrice di Falco nous présente l’histoire du Grand Théâtre de St Pierre parallèlement à celle du Bal Blomet, ancien « Bal Nègre ».

Il y interprète des oeuvres de Vivaldi,Pergolèse, Chevalier de Saint-Georges, Mozart, Joplin, Gershwin, Cole Porter, Edith Lefel, Jenny Alpha, Henri Salvador…entouré du contrebassiste Julien Leleu, du pianiste Jonathan Goyvaertz, d’Aurélien Pasquet à la batterie et aux bruitages, de Max Cilla, le père de la flûte  » des Mornes de Martinique »et  de Daniel Misaine au violon. A cette occasion, grâce à  Martial Bazabas, enseignant du Campus Caraïbéen des Arts, des images  reconstituées en 3D de l’ancien monument sont projetées sur l’écran de la scène.

Tous les aspects musicaux allant du baroque à la biguine en passant par le blues et le jazz sont traités durant ce spectacle tout en y mêlant une pointe d’humour. Des titres d’Henri Salvador dont « Une chanson douce » sous le portrait de sa maman ainsi qu’ une version de « Syracuse » revue en « Mes Antilles » sont reprises.  A la fin, les spectatrices peuvent venir danser la biguine avec le chanteur lyrique.

 » Begin the biguine » est l’histoire du Grand Théâtre de St Pierre à la Martinique détruit lors de l’éruption du volcan « Montagne Pelée » en 1902, où se réunissait la bonne société de St Pierre et par la suite toutes les classes sociales. Le chanteur s’est produit dans les ruines du théâtre de St Pierre dégageant une énorme émotion.

Fabrice di Falco est un chanteur lyrique né en 1974  à la Martinique de père italien et mère antillaise. Sa tessiture de sopraniste-contre-ténor rappelle celle des castrats de l’époque baroque. On le surnomme le « Farinelli créole ». Navigant entre l’opéra baroque et l’opéra contemporain, il voyage énormément et en 2005, il se produit à Mascate, capitale du sultanat d’Oman, grâce à Ian Hockley,pianiste et organiste qui l’a découvert lors d’un concert à l’église et à la suite d’un second concert, Ian Hockley lui propose de chanter à l’occasion du réveillon qu’organise le Sultan d’Oman dans son palais. Le sultan Qaboos adore la musique classique et entretient un orchestre local auquel il offre les meilleurs chefs d’orchestre qui se produisent au palais dans une salle de concert de la taille du Théâtre des Champs-Elysées. Depuis, les deux hommes sont devenus amis.

 

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