Paris confirme son engagement pour la sécurité sanitaire mondiale et la nécessité de mettre fin au SIDA d’ici 2030

GABRIEL MIHAI

Le mardi 4 juillet la ville de Paris avec la maire Anne Hidalgo et le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, ont proposé d’intervenir mercredi prochain devant le Conseil de Paris .

La Ville poursuit ainsi, à Paris et dans le monde, son engagement pris le 1er décembre 2014, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida afin de parvenir d’ici 2020 aux objectifs 90-90-90 : 90% des personnes séropositives connaissent leur statut sérologique, 90% des personnes séropositives sont sous traitement antirétroviral, 90% des personnes sous traitement ont une charge virale indétectable.

À l’occasion de la réunion de haut niveau des Nations unies sur le VIH/sida de juin 2016, Patrick Klugman et Bernard Jomier étaient présents aux côtés de Bill de Blasio, Maire de New York, et de Michel Sidibé, directeur exécutif d’ONUSIDA, à la réunion des villes engagées contre le VIH/sida afin de mettre en avant le rôle majeur des villes pour mettre fin à l’épidémie de sida et encourager les États à prendre des mesures efficaces dans ce combat. Avec sa stratégie « Vers Paris sans SIDA », rendue publique le 1er février 2016, la Ville de Paris a été saluée par l’ensemble des villes et acteurs impliqués.

Depuis deux ans, Anne Hidalgo et ses adjoints Bernard Jomier et Patrick Klugman renforcent leur action contre le SIDA. Celui-ci comporte une série de recommandations pour que Paris atteigne le stade de « zero nouvelle contamination par le HIV » d’ici 2030.
Anne Hidalgo proposera au Conseil de Paris le 20 juillet, de consacrer 1,8 M euros supplémentaires à des associations reconnues par la communaité internationale pour leur expertise dans la lutte contre le HIV/SIDA dans plus 20 pays dans le monde.

Le 30 juin 2017 à Genève, l’heure de la 40ème réunion du Conseil de coordination du programme de l’ONUSIDA en Suisse, des décisions importantes ont été prises pour redéfinir les démarches à travers lesquelles le Programme commun doit fonctionner pour produire des résultats de manière efficiente et effective et continuer de concourir à faire avancer les efforts mondiaux visant à mettre fin à l’épidémie de sida dans le cadre des Objectifs de développement durable.

Le Conseil a affirmé le Plan d’action commun du Programme de l’ONUSIDA comme moyen de progresser étape par étape vers un modèle opérationnel plus affiné. Le plan d’action renforce la cohérence et l’efficacité du soutien offert par l’ONUSIDA aux pays et présente clairement les résultats et extrants sur le travail, le financement, la responsabilité communs. Les membres du Conseil se sont également félicités du rapport final du Groupe d’étude mondial sur l’avenir du modèle de programme commun de l’ONUSIDA.

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a présenté son rapport au Conseil. Dans son exposé il était surtout question de tirer parti des ouvertures qu’offrent les mutations en cours pour produire des résultats. Il a parlé de l’importance de comprendre un monde en évolution rapide, les menaces pour la sécurité sanitaire mondiale et la nécessité de mettre fin au SIDA d’ici 2030.

« Mettre fin au SIDA est notre impératif. Nous ne devons pas laisser les mutations en cours autour de nous modifier notre trajectoire ou nous ralentir », a déclaré M. Sidibé. « Nous devons rechercher le lien entre les enjeux, les mandats et les organisations à travers de nouvelles démarches, affronter les obstacles à l’innovation et la transformation, renforcer la centralité de l’engagement de la communauté, accélérer nos efforts pour atteindre toutes les personnes dans le besoin et éviter d’en laisser pour compte ».

Des décisions importantes ont été prises pour redéfinir les démarches à travers lesquelles le Programme commun doit fonctionner pour produire des résultats de manière efficiente et effective et continuer de concourir à faire avancer les efforts mondiaux visant à mettre fin à l’épidémie de sida dans le cadre des Objectifs de développement durable.

Le Conseil a approuvé le budget de base de l’ONUSIDA pour 2018 – 2019 de 484 millions de dollars US. Attentif à l’importance cruciale d’un meilleur financement du programme commun et du Secrétariat ainsi que des coparrainants, le Conseil a également encouragé les gouvernements donateurs à verser des contributions pluriannuelles et à publier leurs contributions pour le Cadre unifié du budget, des résultats et des responsabilités (UBRAF) 2016 – 2021 dès que possible. Le Conseil a également exhorté l’ONUSIDA à continuer d’élargir sa base de donateurs et à encourager les nouveaux donateurs à contribuer au financement total de l’UBRAF 2016 – 2021.

Au cours de la réunion, des annonces importantes de financement à l’ONUSIDA ont été faites par l’Allemagne, qui a promis de doubler ses contributions à l’ONUSIDA à 5 millions d’euros en 2017 et 2018 et par le président du Conseil, qui a également annoncé que le Ghana doublerait ses contributions à 200 000 de dollars US, démontrant l’engagement du Ghana à faire progresser les efforts mondiaux visant à mettre fin au sida.

Le Ghana a également annoncé que, malgré les défis persistants, notamment les lacunes dans le financement et les approvisionnements, le pays adoptera les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé de 2015 pour dépister toutes les personnes vivant avec le VIH au Ghana et leur offrir un traitement immédiat dans le cadre des efforts visant à atteindre les cibles 90-90 -90. Le Ghana intensifie également ses efforts de prévention du VIH et a formé plus de 150 000 enseignants des écoles publiques pour intégrer l’éducation au VIH dans leurs leçons et a formé 300 000 enfants en tant qu’éducateurs de pairs dans tout le pays.

Le Conseil a consacré la dernière journée à une session thématique sur la nécessité urgente d’intensifier la prévention du VIH. Les participants ont fait des échanges sur les meilleures pratiques en cours à travers le monde, cerné les lacunes et opportunités dans la programmation et le financement de la prévention du VIH et ; examiné les moyens d’étendre les services aux personnes à haut risque de VIH en intensifiant les programmes primaires de prévention du VIH aux niveaux national et local.

Des représentants des États Membres des Nations Unies, des organisations internationales, de la société civile et des organisations non gouvernementales ont assisté à la réunion de trois jours, présidée par le ministre de la Santé du Ghana, Kwaku Agyemang-Manu, avec le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord servant de Vice-président et le Japon en tant que rapporteur.

À l’invitation du Directeur exécutif, Lorena Castillo de Varela, la Première Dame du Panama et Ambassadrice spéciale de l’ONUSIDA pour le sida en Amérique latine, a entretenu le Conseil sur son travail concernant le VIH en Amérique latine et la lutte contre la discrimination à l’échelle mondiale.

L’exposé sur le leadership dans la riposte au sida était présenté par le Président du Conseil d’administration de l’UNITAID, M. Celso Amorim qui a mis l’accent sur l’innovation comme élément clé du progrès de la santé mondiale.

Paris se fait capitale de la lutte contre sida dans le monde.

Sur les murs de la ville une campagne qui renouvelle de façon radicale le discours sur le VIH, acceillera en juillet une série d’événements sur la lutte contre le SIDA, du 23 au 26 juillet au Palais des Congrès, la 9eme conférence IAS « HIV Science ».

Nous pouvons être la génération qui met fin au sida, une campagne portée par la puissance publique affiche le fait qu’une personne séropositive sous traitement ne transemet pas le VIH.

 

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