Paris, la marche des fiertés solidarité: pour l’égalité des droits, « les discriminations au tapis »

Des centaines de milliers de personnes défilent, samedi 30 juin, dans les rues de la capitale pour l’égalité des droits et contre les discriminations dans une ambiance festive.

L’édition 2018 de cette marche des fiertés, organisée depuis plus de dix ans par (Inter-LGBT) grâce à 300 bénévoles et leur présidente Aurore Fourcy, a démarré à Concorde en présence d’Anne Hidalgo, Joan Luc Roméro, Ian Brssat, Hélène Bidard, Jack Lang, le parrain et la marraine du cette édition,  les sportifs Arnaud Assoumani et Sarah Daninthe. Des personnalités politiques ont été remarquées parmi les maires et les partenaires cette année: Christophe Castaner, Marlène Schippa, Mounir Mahjoubi, Frédéric Potier, Philippe Martinez.

Le cortège est parti de la place de la Concorde, à 14 heures et devrait arriver sur la place de la République vers 17 heures. Là, aura lieu le grand podium de fin de marche, de 17 heures à 22 heures, pendant lequel se produiront de nombreux artistes, comme Rebeka Warrior, le collectif gay-queer Gang Bambi, Arnaud Rebotini ou encore Kiddy Smile.

Pour la première fois dans l’histoire de l’événement, la Mairie de Paris aura son propre char. L’Inter-LGBT a également décidé, en partenariat avec HandiQueer, d’organiser un char pour les personnes à mobilité réduite. Autre première, un char « gouine/trans », destiné à mieux promouvoir la visibilité des lesbiennes et des transsexuels.

Dans un communiqué, l’association, pour qui « le sport est révélateur de l’état d’esprit de notre société », dit se mobiliser « contre les discriminations et les violences subies par les personnes LGBTQI +, dans les milieux sportifs comme dans le reste de leurs vies ». « Si certains événements sportifs, à l’image des Gay Games qui se tiendront à Paris du 4 au 12 août, s’efforcent de promouvoir la diversité et l’inclusion, force est de constater que beaucoup d’autres se tiennent au mépris des droits humains, à commencer par la Coupe du monde de football en Russie cette année puis au Qatar en 2022 », a-t-elle ajouté.

Par ce slogan, les militants souhaitent dénoncer « les chants homophobes dans les stades », « les traitements et mutilations subis par les athlètes féminines » et « l’impossibilité d’évoquer son homosexualité dans le sport pour ne pas perdre des sponsors », a détaillé la porte-parole de l’Inter-LGBT, Clémence Zamora-Cruz, lors d’une conférence de presse.

Certains collectifs, comme SOS-Homophobie, ont toutefois annoncé qu’ils marcheraient derrière le slogan « PMA, l’égalité n’attend pas ! » pour « demander au gouvernement et à la majorité d’ouvrir au plus vite le débat au Parlement ».

« J’espère que le calendrier proposé sera tenu et que le vote pourra se faire début 2019 car le perpétuel report de cette décision est un scandale. Les projets de vie et de parentalité des femmes célibataires ou en couple ne sont pas des jouets. Pour l’instant, les débats parlementaires n’ont pas vraiment commencé et le corps politique reste un peu dans l’expectative. Beaucoup d’entre nous attendent une parole forte et explicite. »

Il y a au gouvernement et au Parlement des personnes convaincues sur l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA), et motivées pour faire avancer les choses.

Beaucoup de grandes entreprises françaises, du secteur privé et de la fonction publique, possèdent également leur char, afin de célébrer le droit à la différence dans le milieu professionnel. C’est également le cas de partis politiques majeurs. (AIR FRANCE, FACEBOOK, PCF, GAY GAMES, CGT, SOS Homophobie, Act Up, etc.)

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