Paris et Los Angeles sont assurées d’organiser les prochains Jeux olympiques

GABRIEL MIHAI

Le Comité international olympique a approuvé ce mardi après-midi le fait que Paris et Los Angeles accueilleront tous les deux les Jeux olympiques, en 2024 et 2028. Reste à définir dans quel ordre les villes organiseront les JO.

Des négociations vont désormais débuter entre le CIO et les deux villes pour aboutir à un accord fort probable sur l’ordre d’attribution. Les membres du CIO réunis à Lima pour leur 131e session devront alors simplement ratifier cet accord le 13 septembre.

Juste après cette annonce, la maire de Paris et son homologue de Los Angeles Eric Garcetti, sont montés à la tribune pour dire un “merci” en choeur. Mais ce n’est que le 13 septembre, à Lima, que l’on saura laquelle des deux villes organisera les Jeux en premier, c’est-à-dire en 2024. Les deux villes et le CIO doivent d’ici là négocier pour obtenir un accord tripartite. Faute d’accord, le CIO n’annoncera que son choix pour 2024.

Emmanuel Macron a spécialement fait le déplacement pour souligner l’unité et le professionnalisme de la capitale. Outre le président de la République, six autres personnes avaient pris la parole pour Paris, dont le triple champion olympique de canoë-kayak et co-président du comité de candidature Tony Estanguet, la boxeuse Sarah Ourahmoune, vice-championne olympique à Rio, ou le Prix Nobel de la Paix 2006, Muhammad Yunus.

La double attribution des Jeux pour 2024 et 2028 a été adoptée à l’unanimité des 78 membres votants du CIO, qui ont voté à main levée. Ce mardi matin, chaque ville avait défendu son projet lors d’un grand oral. Si Paris restait concentrée sur 2024, Los Angeles ouvrait la porte à une organisation plus tardive, l’un des porte-parole évoquant l’idée que 2028 soit “une meilleure affaire” pour la ville.

Le président de la République a ainsi tenu à adresser un message rassurant aux observateurs sceptiques qui soulignent que les budgets de ce genre d’événements ne sont jamais respectés et que les retombées financières escomptées sont souvent décevantes. «Il s’agit d’un projet extrêmement limité sur le plan budgétaire», a-t-il assuré, rappelant que l’Etat ne devait théoriquement contribuer au budget total qu’à hauteur d’un milliard d’euros.

Reste à respecter ces engagements. Depuis une trentaine d’années, en effet, aucun des plans d’investissement initiaux n’a été respecté. A titre d’exemple, le Royaume-Uni avait dépensé presque deux fois plus que prévu en 2012, et le Japon, qui organisera les Jeux olympiques de 2020, aura déboursé 11 milliards au lieu de 4,5. Pour autant, le risque financier reposant essentiellement sur le budgets de la capitale, Emmanuel Macron aurait tort de se priver de profiter des retombées médiatiques d’un événement qui compte parmi les plus populaires au monde.

Après son échec pour 2012, si Paris obtient les Jeux en 2024, ce sera cent ans pile après la dernière édition parisienne de la compétition, en 1924. D’ici là, la prochaine édition des Jeux d’été aura lieu à Tokyo, en 2020.

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