Prix Antonin Carême ou comment réunir Gastronomie et Littérature

Mercredi 12 octobre, “La table du Luxembourg”, écrin de fraîcheur et de gastronomie situé au coeur du Jardin du Luxembourg a accueilli la remise du  Prix Littéraire de la Gastronomie Antonin Carême.

Le Prix Littéraire de la Gastronomie Antonin Carême récompense le meilleur livre unissant la littérature à la gastronomie. Il a été créé en 2001 par trois épicuriens: Pierre-Christian Taittinger, maire du XVIe arrondissement; Monique Cara, journaliste, productrice d’émissions pour la télévision et écrivain;  Philippe Renard Chef des cuisines de l’hôtel Lutetia Paris. Il porte le nom d’un célèbre Chef du 19ème siècle, Marie-Antoine dit Antonin Carême,  père fondateur de la grande cuisine.

Né dans une famille pauvre en 1784 et abandonné à l’âge de 8 ans, Antonin Carême commence sa carrière dans des gargotes puis dès l’âge de 15 ans il entre chez un restaurateur de qualité et ses dons le mènent 2 ans plus tard chez le célèbre pâtissier Bailly rue Vivienne (qui avait pour client Mr Talleyrand chez qui il travailla par la suite), il devient “premier tourtier”ce qui l’amène à confectionner des pièces montées destinées à la table du consul. Il est ensuite au service de M. de Lavalette  et est alors appelé comme chef de cuisine chez le prince régent d’Angleterre où il reste deux années.
A cette époque, tout le monde s’arrache ce grand cuisinier qui finit par s’installer à St- Petersbourg. à Vienne, à l’ambassade d’Angleterre …et enfin chez le baron de Rothschild où il passe plusieurs années pendant lesquelles la table de ce dernier fut considérée comme la première d’Europe.Celui que l’on a surnommé “le cuisinier des rois et le roi des cuisiniers” s’éteint à Paris en 1833 après 30 ans de bons et loyaux services dédiés à sa passion.

Pour l’édition 2018: un trophée réalisé par  Maurice Marty, artiste protéiforme, designer, architecte, peintre, sculpteur et inventeur; un jury présidé par Philippe Renard, chef étoilé, propriétaire de la “Table du Luxembourg qui accueille depuis 2016 la remise du Prix Antonin Carême, au paravent décerné au Lutétia jusqu’en 2013 et Président du Prix Littéraire mais aussi Stéphane Layani, Président de Rungis et Président du jury 2018. Parmi les 14 membres du jury, on retrouvait Monique Cara, productric TV et membre fondateur du Prix,  Mme Valérie Colloredo-Taitinger, fille de P.C. Taittinger membre fondateur du prix mais aussi des personnes issues des mondes du journalisme, de l’informatique, de l’édition, culinaire ou encore boulanger…

Toutes ces personnalités ont du départager les 7 finalistes:

  • Céréales & Légumineuses de Régis Marcon, photographies de Philippe Barret aux éditions de La Martinière
  • Émotion culinaire, Serge Vieira, textes de Catherine Guérin, photographies de Pierre Soissons aux éditions Quelque part sur terre
  • Mon Italie de Simone Zanoni, photographies de Jean Claude Amiel aux éditions La Martinière
  • Saour, saveurs Bretonnes de Domitille Langot, photographies de Michel Langot aux éditions Ouest France
  • Ma Bretagne de Christophe Adam, photographies de Guillaume Czerw chez Ducasse Edition
  • Chez Jean-François Rouquette, texte de Pascale Mosnier, photographies de Marie Pierre Morel aux éditions Glénat
  • On va déguster La Francepar François Régis Gaudry & ses amis aux éditions Marabout

Le lauréat est le chef 3* Régis Marcon qui par son ouvrage “Céréales et Légumineuses” complète la trilogie “Champignons” et “Herbes”et propose une centaine de recettes.

Né à Saint-Bonnet-le-Froid (Haute-Loire) en 1956, Régis Marcon reste dans son village pour revendiquer le savoir-faire familial. Depuis 2005, on peut découvrir ses spécialités au “Clos des Cîmes” dans un décor sauvage en pleine nature..

Le Prix Spécial du jury Pierre-Christian Taittinger récompensant la qualité photographie a été décerné à Serge Vieira pour son ouvrage “Émotion culinairetextes de Catherine Guérin, photographies de Pierre Soissons aux éditions Quelque part sur terre; les 2autres candidats en lice étaient “Mon Italie” de Simone Zanoni, photographies de Jean Claude Amiel aux éditions La Martinière, et “Saour, saveurs Bretonnes” de Domitille Langot, photographies de Michel Langot aux éditions

Cette remise de prix a été l’occasion de partager un moment festif dans le décor de ce café littéraire qui nous l’espérons nous donnera rendez-vous pour l’édition 2019.

 

Laisser un commentaire