Les sculptures de la façade de l’Eglise St Augustin de Paris ont été rénovées et bénies

GÉRARD CROSSAY

Quatre groupes d’angelots, trois docteurs de l’église, dont St Augustin en personne sculpté par Delphine Petre et deux anges portant les instruments de la Passion ont été bénis ce 3 novembre, par le père Denis Branchu, curé de la paroisse Saint-Augustin,juste devant l’église St Augustin (VIIIè) en cours de rénovation.

La cérémonie a rassemblé l’architecte en chef des Monuments historiques, M. Poncelet, les Ateliers de sculpture Bouvier, l’entreprise Chevalier qui a piloté les travaux, la Mairie de Paris qui les a financés en partie avec la DRAC et l’Association des Amis de St Augustin.

On notait aussi la présence de l’archevêque de la cathédrale orthodoxe de la rue Daru.
Alors que la grande partie du chantier se fait sur place, les sculptures les plus abîmées ont été refaites en atelier.

Après une première étape au sol, permettant aux paroissiens de les admirer, ces huit pièces ont été montées à leur place ce week-end, délicate opération effectuée par une grue de plus de 60m qui a duré deux jours.

“Il faut les admirer, et apprécier le travail des artisans, maintenant… après, nous les verrons un peu moins bien”, a souligné le père Denis Branchu.
La fin du chantier et l’enlèvement de l’échafaudage sont prévus en février.
Élevée sous le Second Empire en 1860, inaugurée en 1868, l’église Saint-Augustin est la seule de l’architecte Victor Baltard, par ailleurs bâtisseur des Halles de Paris et auteur de la restauration de nombreuses églises.

100m de long, 80m de haut au lanternon, un dôme de 25m de diamètre : c’était la première fois que l’on construisait une église de cette taille avec une ossature métallique couverte de pierres. Utiliser le métal pour bâtir, c’était moderne.

Baltard ne chercha pas à cacher le métal : l’ossature se voit au niveau de la voûte et des colonnes. Des piliers en fonte dorée ornés d’anges polychromes soutiennent tout l’édifice. Le chœur circulaire accueille un grand ciborium en fonte et s’ouvre sur trois chapelles dominées, chacune, par une tribune ouverte.
Saint-Augustin est aménagée en style romano-byzantin, église austère, sombre, comme aucune autre à Paris. L’architecte a voulu mêler les critères artistiques de l’époque aux besoins spirituels de la communauté des fidèles…

 

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