Stephen Hawking à quitté la terre pour rejoindre le cosmos

GABRIEL MIHAI

Le physicien de génie s’est éteint ce mercredi 14 mars à l’âge de 76 ans, dans son fauteuil roulant, le scientifique a écrit sa légende.

Le physicien théoricien britannique Stephen Hawking est mort à l’âge de 76 ans, a rapporté mardi l’agence de presse britannique Press Association, citant un porte-parole de la famille.

«Nous sommes profondément attristés par la mort aujourd’hui de notre père adoré». «C’était un grand scientifique et un homme extraordinaire dont le travail vivra encore de nombreuses années», ont écrit ses enfants Lucy, Robert et Tim dans un texte également publié par l’agence britannique Press Association.

Peu après son 21e anniversaire, il apprend qu’il souffre d’une maladie dégénérative paralysante, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot.

Les médecins ne lui donnent que deux ans à vivre. Ne sachant même pas s’il pourra achever sa thèse de doctorat, il plonge dans une profonde dépression, dont il ne sort que grâce à sa rencontre avec une étudiante en linguistique, Jane Wilde, qu’il épouse en 1965.

Stephen William Hawking, né le 8 janvier 1942 à Oxford, est un physicien théoricien et cosmologiste britannique bien connu pour ses travaux sur les trous noirs, la cosmologie quantique et ses livres de vulgarisation sur les mêmes sujets.

Célèbre auprès du grand public pour son activité de vulgarisation, le physicien Stephen Hawking était d’abord un cosmologiste qui a travaillé à la description de l’univers et de son histoire dans le cadre de la théorie de la Relativité générale.

Mot qui vient d’astrophysique, la branche de l’astronomie qui étudie les composants de l’univers. C’est-à-dire les galaxies, les étoiles, les planètes.
Stephen Hawking, l’homme le plus assis de la galaxie, a réussi à faire de son existence non pas un trou noir, mais un voyage exceptionnel éclaboussé de lumière.

Il était alors étudiant à Cambridge, où il avait l’intention d’approfondir la cosmologie avec Fred Hoyle, l’un des plus importants astrophysiciens des années 1950 et 1960 et coauteur du modèle standard en cosmologie de l’époque, avec un univers en expansion éternel et infini.

Stimulé par sa rencontre et son mariage avec Jane Wilde en 1965, et parce que sa maladie progressait moins vite que prévu, Hawking finira son doctorat en publiant à partir de 1966 des articles retentissants sur l’occurrence des singularités en cosmologie relativiste.

Hawking va marquer profondément la physique théorique et la cosmologie pendant les années 1970 et 1980. Influencé par les travaux de Bekenstein, Zel’dovich, Starobinsky et Linde, il se fera un nom en découvrant le rayonnement des trous noirs en 1974 et en développant plusieurs aspects importants de la théorie de l’inflation pendant les années 1980.

Tous ces travaux le conduiront à développer un modèle cosmologique fascinant en 1983, universellement connu aujourd’hui sous le nom de modèle de Hartle-Hawking. Reprenant la méthode de calcul en théorie quantique dite de l’intégrale de chemin de Feynman, dont il avait pu constater l’efficacité dans ses recherches sur l’entropie et le rayonnement des trous noirs, Hawking proposait avec Hartle un modèle cosmologique fini dans l’espace et caractérisé par l’apparition du temps imaginaire au moment où l’univers était dominé par les effets de la gravitation quantique, c’est-à-dire avant le temps de Planck.

Il aurait logiquement pu recevoir le prix Nobel de physique si l’on avait détecté des trous noirs en train de s’évaporer, par exemple au LHC. Toutefois, il a reçu trois millions de dollars en 2012 en tant que lauréat du prix spécial de la Fundamental Physics Prize Foundation. Un de ses plus grands rêves était de faire un vol dans l’espace, alors qu’il a déjà effectué un vol en apesanteur en 2007 grâce à la société Zero-G, fondée par Peter Diamandis.

Une médaille Stephen Hawking pour la communication scientifique a donc été créée en 2016 pour saluer les contributions de ce type. L’astéroïde (7672) a également été nommé en son honneur. Par ailleurs, ces dernières années, il alertait le monde contre le changement climatique.

Il joue son propre rôle dans des séries comme «Star Trek», «The Big Bang Theory» et «The Simpsons», signe des livres pour enfants avec sa fille Lucy, «chante» avec sa voix synthétique aux côtés de U2, Pink Floyd et même des Monthy Python.

Il y a un an, il était apparu lors d’une conférence à Hong Kong par hologramme. Devant des centaines de personnes, il avait soutenu que les réponses aux multiples crises environnementales «viendront de la science et de la technologie».
Un génie scientifique devenu une star par la disgrâce d’une maladie dégénérative.

 

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