Visa pour l’Image, les expositions se poursuivent

GÉRARD CROSSAY

Le Festival de Photojournalisme de Perpignan, Visa pour l’Image, a fermé ses portes au public ce dimanche 17 septembre, mais les 25 expositions restent encore ouvertes pour les groupes scolaires, une semaine pédagogique qui se déroulera du 18 au 22 septembre.

Après deux beaux hommages émouvants, l’un à Jeanne Moreau, l’autre à Mireille Darc, les prix les plus prestigieux ont été remis lors de la dernière soirée de projections.

Le Prix Canon de la Femme Photojournaliste soutenu par le magazine Elle et créé en 2001 a été remis à Catalina Martin-Chico pour son projet de reportage sur l’explosion de la natalité chez les ex-membres des FARC en Colombie après l’accord de paix.

Le Prix Fondation Yves Rocher, prix attribué pour sa troisième année à un photographe professionnel désirant réaliser un travail journalistique sur le problématiques liées à l’environnement, aux relations est l’Homme et la Terre, aux grands enjeux du développement durable, a été attribué à Fausto Podavini pour son projet de reportage sur les changements sociaux en Ethiopie et au Kenya liés à la construction d’infrastructures dans la vallée de l’Omo
Enfin, le Visa d’Or Paris Match News, le prix plus glorieux, a été décerné à Laurent van der Stockt de Getty Images pour sa couverture dans la durée, pour le quotidien Le Monde, de la bataille de Mossoul (Irak), au plus près de la ligne de front, au côté de la force antiterroriste irakienne.

Pour la première fois ce prix devait départager quatre travaux de photographes ayant tous travaillés sur ce thème, le recul de l’Etat Islamique et la longue bataille de Mossoul.

Le grand photographe belge l’a emporté avec ses images fortes qui montrent la violence des affrontements et le traumatisme des civils fuyant des djihadistes déterminés.

« Je trouve que ce prix est un bon message qui est envoyé, a déclaré le photographe, car il y a de moins en moins de reporters de terrain. Il y a un rétrécissement du métier, comme si on pensait pouvoir suivre les choses de façon virtuelle, depuis un écran. » Or, a-t-il souligné, « c’est en allant sur place qu’on lutte contre les idéologies. C’est en se frottant à la réalité qu’on comprend les mécanismes, et la façon dont de jeunes gens sans éducation ni avenir ont pu suivre l’Etat islamique ».

Mais, à Perpignan, l’Etat islamique était présent dans les têtes et dans la rue. Le risque d’attentat a imposé la présence continue de militaires et policiers armés, le blocage de tous les accès et la fouille minutieuse des sacs.

 

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