Manifestation pour la paix et contre le racisme à Paris
Le 7 février 2026, une marche pacifique entre la place de la Nation et la place de la République à Paris a rassemblé citoyens, collectifs et diasporas venus du monde entier pour dénoncer les guerres, le racisme et les formes de domination, et pour affirmer le droit des peuples à la paix, à la souveraineté et à l’autodétermination.
À l’appel du mouvement citoyen Noubouke, la mobilisation a réuni des participants des Caraïbes, d’Haïti, de Palestine et de Gaza, du Congo (RDC), du Soudan, du Liban, de Syrie, du Venezuela, d’Iran, de Kanaky, de Colombie et du Pérou. La marche, déclarée en préfecture, s’est déroulée dans le calme et sous encadrement, reliant la place de la Nation à la place de la République.
Tout au long du parcours, les manifestants ont scandé des slogans forts :
« De Paris à Gaza, résistance ! De Paris à Haïti, résistance ! » décliné pour chaque pays concerné,
« Nous sommes tous des enfants de Gaza / du Congo / d’Haïti… »,
« Vos sales guerres, on n’en veut pas ! »,
« El pueblo unido jamás será vencido »,
« À bas l’impérialisme ! »,
« Solidarité avec les opprimés ! »,
« Boycott Israël, boycott universitaire des génocidaires ! »
Le choix du 7 février n’était pas anodin : il marque l’anniversaire de la chute du dictateur Jean-Claude Duvalier en Haïti en 1986 et rappelle l’histoire d’Haïti, première république noire au monde née d’une révolution d’esclaves victorieuse en 1804. Une intervenante a présenté Haïti comme une véritable « boussole morale » et a souligné que la souveraineté du pays appartient à son peuple, non à des puissances extérieures.
Dans son discours, l’oratrice a dénoncé les ingérences politiques, notamment l’imposition d’un gouvernement par les États-Unis et le CARICOM, et a mis en lumière les similitudes entre les souffrances des peuples de Port-au-Prince, de Gaza, de Khartoum et du Congo. Elle a rappelé que les luttes pour la justice sociale, la dignité et l’autodétermination sont interdépendantes et qu’elles doivent se rejoindre pour résister aux systèmes d’oppression.
La marche a créé un espace d’expression collective, rassemblant citoyens, diasporas, collectifs et jeunes. Les organisateurs ont insisté sur le fait que la paix ne se réduit pas à l’absence de guerre : elle implique la justice, le respect des droits humains et la reconnaissance des peuples. Le message de la journée était clair : Paix, Justice, Dignité, Souveraineté.
Cette manifestation a également mis en lumière les crises souvent invisibilisées dans les médias internationaux et a rappelé que la solidarité entre les peuples est essentielle face aux politiques de domination, à l’impérialisme et au racisme structurel.







































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Gabriel MIHAI
Gabriel Mihai est journaliste et rédacteur en chef pour IMPACT EUROPEAN. Il couvre l’actualité européenne et internationale, les analyses politiques et les tribunes d’experts. Passionné par la géopolitique et le journalisme d’investigation, il coordonne les publications et veille à l’exactitude des informations publiées sur le site.