Nouvelles vagues de chaleur mondiales : records entre 35°C et 40°C
Les températures mondiales ont atteint des records pour la période, provoqués par une masse d’air chaud venue d’Afrique, selon les météorologues.
L’Espagne connaît une vague de chaleur, tout comme la France. Certaines villes françaises ont enregistré des températures allant jusqu’à 36, voire 40 °C, plus précisément dans le sud et l’est de la France.
Le nord-est des États-Unis est également confronté à une vague de chaleur record pour cette période de l’année.
Par ailleurs, certaines régions de l’Inde et du Pakistan sont confrontées à la sécheresse depuis mars, considéré comme le mois le plus chaud en Inde au cours du siècle dernier.
De plus, les météorologues n’annoncent pas de bonnes nouvelles, prévoyant de nouveaux records de chaleur pour la fin du mois, après les 51 °C enregistrés au Pakistan.
Les températures supérieures à 35 °C dans 20 des plus grandes capitales du monde ont augmenté de 52 % au cours des trois dernières décennies, selon une analyse d’un groupe d’experts.
Plus de 300 millions de personnes vivant dans les 20 capitales les plus peuplées du monde sont exposées à la hausse des températures. Des capitales comme New Delhi, Dhaka et Manille ont toutes connu de fortes vagues de chaleur, entraînant une augmentation des décès liés à la chaleur.
Une analyse de l’Institut international pour l’environnement et le développement a quantifié le danger accru de chaleur extrême dans certains des plus grands centres urbains du monde. En se basant sur les températures de surface enregistrées par les stations météorologiques des aéroports, les scientifiques ont constaté qu’entre 2014 et 2023, on a recensé près de 6 500 jours cumulés, ou cas, où l’une des 20 villes a atteint des températures de 35 °C ou plus. Ce chiffre est à comparer aux 4 755 jours de ce type enregistrés entre 1994 et 2033.
Les scientifiques affirment que les vagues de chaleur sont ressenties en fonction de plusieurs facteurs. « Nous savons que la chaleur n’est pas ressentie uniformément dans toutes les villes », a déclaré Tucker Landesman, chercheur à l’IIED. « Les accumulations de chaleur sont plus probables dans certains types de quartiers et zones commerciales. Cela est lié aux inégalités et à la façon dont nous concevons les bâtiments et les infrastructures publiques », a-t-il ajouté.
De plus, Jakarta, capitale de l’Indonésie, est déclarée capitale enregistrant la plus forte augmentation du nombre de jours de températures extrêmes. Les thermomètres ont dépassé les 35 °C, passant de 28 jours entre 1994 et 2003 à 167 jours au cours de la dernière décennie.
La Norvège, la Suède et la Finlande ont historiquement connu des climats frais, mais ont récemment été frappées par des températures élevées, avec notamment un record de 22 jours supérieurs à 30 °C en Finlande.
La Suède a également connu 10 jours consécutifs de « nuits tropicales », où les températures ne descendent pas en dessous de 20 °C.
Une grande partie de l’hémisphère nord a été touchée par des vagues de chaleur ces dernières semaines. Parmi ces pays figurent le Royaume-Uni, l’Espagne et la Croatie, où les dégâts causés par les incendies sont près du double de la moyenne sur 20 ans. Des problèmes majeurs ont également été enregistrés hors d’Europe, notamment aux États-Unis, au Japon et en Corée du Sud. Les scientifiques sont convaincus que la crise climatique a intensifié ces phénomènes météorologiques extrêmes.
Le réchauffement climatique, causé par la combustion des énergies fossiles, a multiplié par au moins dix la probabilité de vagues de chaleur et entraîné une hausse des températures de 2 °C, selon les scientifiques. Certaines données météorologiques et modèles climatiques utilisés dans leur analyse indiquent que les vagues de chaleur seraient impossibles sans le changement climatique d’origine humaine.
Cette semaine, le nord du Vietnam connaît des températures record pour un mois d’août. Le thermomètre a atteint 40,3 °C, un record historique pour cette période de l’année. Dans les principales artères de la ville, la chaleur est ressentie avec une augmentation de 2 à 5 °C.
Semaine après semaine, la situation s’grave en Iran. Désormais, dans de nombreuses villes de province, mais aussi certains quartiers de Téhéran, il y a deux fois deux heures de coupures d’électricité par jour. La situation est aussi dramatique en ce qui concerne l’eau potable.
Cette situation est provoquée par une sécheresse sans précédent depuis cinq ans qui s’est encore aggravée cette année. Dans de nombreuses zones industrielles, l’électricité est coupée pendant plusieurs jours d’affilée, ce qui affecte la production dans de nombreux secteurs.
A Dakar, la chaleur devient étouffante. Entre 1986 et 2023, les capitales sénégalaises se sont construites à un rythme effréné. En comparant les cartes aériennes de ces dernières décennies.
L’expansion urbaine, la densification de la population et l’utilisation massive de matériaux comme le béton et le bitume transforment la ville en un immense capteur thermique. Les infrastructures routières emmagasinent la chaleur le jour et la restituent la nuit, créant des élots de chaleur où la température reste anormalement élevée.
Pour atténuer ce phénomène, les experts préconisent un retour à la végétation. Plus d’arbres pour rafraîchir l’air et réduire la température. Une recommandation reprise par une pétition lancée il y a quelques semaines, déjà signée par plus de 3 000 personnes. Celle-ci propose de transformer le camp de Geille – ancienne base militaire française restituée au Sénégal en juin – en un vaste parc urbain au cœur de Dakar.
Depuis vendredi vendredi 8 août, en France subitement deuxième vague de chaleur de l’été. La canicule, qui touche particulier le Sud-Ouest, devrait durer plus de dix jours et être d’une intensité remarquable. Six départements ont été mis en alerte rouge, et plusieurs records de températures ont été battus.
En France 70 départements en vigilance orange vendredi, la vague de chaleur doit continuer jusqu’à mardi.
Vendredi 15 août, avec 70 départements placés en vigilance orange par Météo-France, c’est le huitième jour de canicule qui touche le pays et le sud de l’Europe.
Le mercure doit atteindre à nouveau 40°C – ponctuellement plus – dans le Sud-Ouest, annonce le dernier bulletin de l’institut, qui prévoit des températures très élevées sur l’arc méditerranéen. Avec 35 degrés annoncés, la canicule gagne également la Bretagne, jusqu’ici épargnée, relève le prévisioniste national, alors qu’elle régresse sur le nord du pays, classé en vert.
L’Île-de-France n’est plus en vigilance orange depuis 6 heures vendredi et la levée de niveau d’alerte est également prévé pour le Loiret, l’Yonne, l’Aube et la Haute-Marne à compter de 22 heures. A l’inverse, le thermomètre monte dans le Finistère, le Morbihan, la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, les Deux-Sèvres, la Vienne, l’Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher et les Pyrénées-Atlantiques, qui passeront à l’orange mercredi midi.
Le risque d’incendies sera encore plus élevé dans les prochains jours dans le Sud et le Centre-Ouest, en raison de la sécurité et des vents.
L’Italie subit une nouvelle vague de chaleur avec des températures pouvant atteindre 40°C. Les prochains jours par une nouvelle vague de chaleur. Dans plusieurs villes, les températures pourraient atteindre 40 degrés Celsius, voire plus.
Les météorologues ont constaté samedi des températures de 40 degrés à Florence. À Bolzano, il fera 38 degrés. Rome atteint 36 degrés et Naples 35 degrés. Les régions de Toscane, Émilie-Romagne et celle autour de Rome seront particulièrement touchées par la chaleur.
La canicule devrait durer au moins une semaine, jusqu’après la fête de Ferragosto (l’Assomption) le 15 août, jour traditionnellement considéré comme le point culminant de l’été en Italie.
Les autorités ont émis des alertes à la chaleur dans plusieurs villes et ont conseillé à la population d’éviter tout effort physique, en particulier les personnes âgées et celles souffrant de problèmes de santé.
Des alertes rouges caniculaires ont été déclenchées en Italie, en France, au Portugal, dans les Balkans et en Espagne, où l’Agence nationale de Météorologie a annoncé que la canicule allait se prolonger « probablement » jusqu’à lundi.
Au Portugal, le pays le plus dur frappé par les incendies, les cloches ont retenu dans la matinée pour donner l’alerte dans le village de Trancoso, site du sinistre le plus inquiétant, tandis qu’un épais nuage de fumée s’élevait au loin.
Environ 700 pompiers et aviateurs sont sur place, mais les habitants sont mobilisés et arrosent le terrain autour de leur maison à l’aide de canalisations dans l’espoir d’arrêter les flammes.
La Grèce a fait appel au Mécanisme européen de lutte contre les incendies de forêt pour faire face à de nouveaux foyers. Les plus dangereux se situent sur l’île de Zante en mer Ionienne, à Vonitsa et à Prévéza, villes de l’ouest de la Grèce continentale, ainsi que dans le département d’Achaïa à l’ouest du Péloponnèse, où 20 évacuations préventives ont été effectuées.
Au sud-est du continent, les Balkans sont également en première ligne, qu’il s’agisse de l’Albanie, où plusieurs centaines de pompiers et de militaires luttent contre les incendies, du Monténégro ou de la Croatie.
Les températures dans les Balkans se situent entre 35 et 42 degrés Celsius.






