107e anniversaire de l’Armistice : la France rend hommage aux “malgré-nous” et honore ses soldats
La France a commémoré ce mardi le 107e anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918, marquant la fin de la Première Guerre mondiale.
Une journée placée sous le signe du souvenir, de la reconnaissance et de l’unité nationale, débutée par un hommage inédit aux “malgré-nous”, ces Alsaciens et Mosellans enrôlés de force dans l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale.
Un hommage solennel aux “malgré-nous”
Le chef de l’État Emmanuel Macron a ouvert cette journée de mémoire à l’Hôtel national des Invalides, accompagné du Premier ministre Sébastien Lecornu, de la ministre des Armées Catherine Vautrin, et de la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, Alice Rufo.
Étaient également présents Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, et le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon.
Tous ont assisté au dévoilement d’une plaque commémorative dédiée aux “malgré-nous”, en présence des familles et des associations de mémoire.
Cette initiative, voulue par le Président de la République, vise à reconnaître et à enseigner la tragédie de ces hommes, longtemps restée taboue.
Entre 1942 et 1945, environ 130 000 Alsaciens et Mosellans furent incorporés de force dans l’armée allemande.
Parmi eux, près de 40 000 ne sont jamais revenus : 30 000 sont morts au combat ou en captivité, et 10 000 à 12 000 restent portés disparus.
« Merci de porter cette mémoire », a déclaré Emmanuel Macron aux familles et anciens combattants.
« Elle est désormais gravée dans la pierre de cette enceinte. Il faudra continuer de la transmettre. »
Sur les Champs-Élysées, hommage au “Père la Victoire”
Après cette cérémonie, le Président de la République s’est rendu sur les Champs-Élysées, où il a déposé une gerbe tricolore devant la statue de Georges Clemenceau, le “Père la Victoire”.
Sous l’Arc de Triomphe, il a ensuite ravivé la flamme du Soldat inconnu, perpétuant le rituel du souvenir national.
La Garde républicaine a rendu les honneurs, tandis que la sonnerie “Aux morts” et la Marseillaise ont résonné sous la voûte de l’Arc.
Les drapeaux tricolores flottaient dans le vent, témoignant du recueillement et de la fierté nationale.
De nombreuses personnalités politiques et militaires ont assisté à la cérémonie :
Gérard Larcher (président du Sénat), Yaël Braun-Pivet (présidente de l’Assemblée nationale), Anne Hidalgo (maire de Paris), Jeanne d’Hauteserre (maire du 8e arrondissement), ainsi que plusieurs membres du gouvernement et représentants diplomatiques.
Jean-Jacques Goldman, la voix du Bleuet de France
Le Bleuet de France, symbole de solidarité et de mémoire, célèbre cette année son centenaire.
Son ambassadeur, Jean-Jacques Goldman, a adressé un message manuscrit émouvant aux Français :
« Pas de paix sans gardien, ni liberté sans soldat », écrit-il.
« Nous avons peut-être eu tendance à l’oublier, mais l’actualité nous le rappelle chaque jour. Il me semblait important de montrer notre reconnaissance envers nos armées, leurs blessés, et toutes les forces de sécurité qui nous protègent. »
À cette occasion, le chanteur a dévoilé une chanson inédite, On sera là, dont le clip illustre la transmission du souvenir et la continuité du lien entre les générations.
Une nation rassemblée dans le souvenir
Ce 11 novembre 2025 restera comme une journée d’unité et de mémoire, marquée par la reconnaissance des sacrifices passés et présents.
Plus d’un siècle après la Grande Guerre, la France réaffirme son attachement à la paix, à la liberté et à la fraternité — valeurs qui demeurent au cœur de son histoire et de son identité.


































