Au moins 3000 personnes ont manifesté ce dimanche après-midi place de la République à Paris, à l’appel de SOS homophobie et de l’Inter LGBT qui rassemble une trentaine d’associations pour soutenir les victimes d’agressions homophobes et transphobes.
Le message est clair : « stop aux agressions homophobes et transphobes ». Selon les chiffres de SOS homophobie, en un an, les agressions physiques signalées à l’association ont augmenté de 15% (+30% même, sur les hommes homosexuels).
Pour Joël Deumier, président de SOS homophobie, le gouvernement doit mettre en place une campagne nationale de sensibilisation, des affiches, des films publicitaires « pour faire de la pédagogie auprès des Français et leur montrer les effets concrets de l’homophobie c’est-à-dire les insultes, les menaces, les agressions physiques. la discrimination au travail, dans le milieu scolaire, dans les lieux publics. »
La manifestation était organisée à l’appel de plusieurs associations, après une série d’agressions homophobes à Paris ces dernières semaines. L’une des dernières en date a eu lieu mardi. Guillaume Mélanie, président d’Urgences Homophobie, une association d’aide aux étrangers LGBT en danger dans leur pays, a été frappé à la sortie d’un restaurant. Présent à la manifestation, l’oeil encore marqué par un coquard, il s’est félicité d’une « libération » de la parole.
Le ministre de la Culture Franck Riester était lui aussi à la manifestation. Il a rendu publique son homosexualité, tout comme le secrétaire d’Etat en charge du numérique, Mounir Mahjoubi, également présent au rassemblement, aux côtés du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.
Marlène Schiappa a rappelé ce dimanche l’importance de se « mobiliser » avec les associations. « On veut les écouter et travailler ensemble sur la feuille de route de lutte contre les discriminations, pour justement répondre à leurs demandes qui sont très légitimes. » a expliqué la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes.
La maire de Paris Anne Hidalgo a appelé mercredi à « un sursaut collectif » et invité les services de la Préfecture de police, du procureur de Paris, de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) ainsi que les associations à une réunion sur le sujet.
À la fin de l’événement, trois personnes ont été interceptées par des agents de police pour avoir insulté les forces de l’ordre,pour certains parce qu’ils avaient le visage couvert.





























