Salon du BON 2025 : l’excellence du goût et du sens selon Thierry Marx
Trois jours pour redéfinir le BON
Du 18 au 20 octobre 2025, la Grande Halle de la Villette a vibré au rythme du goût, de l’artisanat et de la responsabilité.
Sous l’impulsion du chef étoilé Thierry Marx, le Salon du BON a réuni pendant trois jours des chefs, producteurs, artisans et passionnés venus célébrer une gastronomie sincère : celle du bon produit, du bon geste et du bon sens.
Au cœur d’un Paris automnal, entre effluves de café torréfié et rires partagés, l’événement s’est imposé comme un manifeste vivant pour une alimentation durable, humaine et accessible.
« Le BON n’est pas une mode. C’est une éthique du quotidien », confiait Thierry Marx en ouverture du salon.
Le concept du “BON” : un manifeste pour la gastronomie consciente
Créé en 2023 dans la continuité du magazine BON, le salon imaginé par Thierry Marx dépasse la simple foire culinaire.
C’est un espace de rencontres entre ceux qui font et ceux qui goûtent, entre producteurs et citoyens, entre tradition et innovation.
L’objectif : réunir sous un même toit les acteurs du changement dans l’alimentation — de la terre à l’assiette.
Cette année, plus de 170 exposants venus de toute la France et d’Europe ont répondu à l’appel : vignerons biodynamiques, boulangers engagés, artisans du goût, créateurs de l’art de la table, et jeunes entrepreneurs de la foodtech durable.
Le “BON”, dans l’esprit Marxien, se décline en quatre dimensions :
- Le bon produit : authentique, tracé, respectueux de la saison et du territoire.
- Le bon geste : celui du cuisinier, du producteur, de l’artisan.
- Le bon sens : la responsabilité environnementale et sociale.
- Le bon goût : la joie de partager.
La Grande Halle de la Villette : un théâtre du goût
Sous la verrière monumentale de la Grande Halle, les allées baignées de lumière accueillaient stands, dégustations et démonstrations culinaires.
Les visiteurs, des familles, des professionnels, des étudiants et des passionnés, déambulaient entre les univers : produits, boissons, arts de la table, équipements, et restaurant éphémère.
Le décor industriel, mêlé à l’élégance naturelle des matériaux, offrait un cadre propice à la découverte.
L’ambiance : à la fois festive et studieuse, portée par un mot d’ordre — renouer avec l’authenticité.
Le Bouillon du BON : la simplicité à l’honneur
Véritable cœur battant du salon, le Bouillon du BON a attiré une foule continue.
Inspiré des bouillons parisiens du XIXᵉ siècle, ce restaurant éphémère proposait des plats populaires revisités avec finesse : œuf parfait à la truffe, pot-au-feu de légumes anciens, baba au rhum allégé en sucre.
« Ici, on retrouve le plaisir sans excès, le goût sans artifice », explique Claire Bardot, cheffe invitée par Thierry Marx.
« Notre cuisine est un hommage à la simplicité, à la joie de manger ensemble. »
Les produits provenaient de circuits courts, certains directement des exposants présents au salon : une cohérence totale entre discours et pratique.
Les artisans et producteurs : une vitrine du terroir
Sur les stands, l’émotion se lisait dans les gestes.
Un fromager d’Auvergne présentait ses tommes affinées à cœur ; une apicultrice des Alpes vantait la diversité florale de ses miels ; un torréfacteur lyonnais expliquait la précision de sa torréfaction lente.
Chaque exposant racontait une histoire : celle d’un terroir, d’un engagement et d’un savoir-faire transmis.
Le Salon du BON leur a offert un espace de visibilité rare, où les visiteurs pouvaient échanger directement avec les producteurs, déguster, apprendre, acheter.
Conférences et masterclasses : penser la cuisine de demain
Outre les dégustations, le salon proposait un riche programme de conférences, tables rondes et démonstrations.
Des chefs, sociologues, chercheurs et entrepreneurs y ont débattu autour des thèmes :
- Gastronomie et durabilité
- Transmission et formation
- Inclusion dans les métiers de bouche
- Innovation alimentaire et conscience écologique
Thierry Marx a animé une session consacrée à la formation professionnelle :
« Former, c’est nourrir le futur. La cuisine doit redevenir un ascenseur social, pas un privilège. »
Les participants ont souligné la nécessité d’une gastronomie éthique et d’une valorisation des métiers manuels, essentiels au tissu économique et culturel français.
Une gastronomie responsable et inclusive
Cette édition 2025 a confirmé une tendance forte : le retour du sens.
Les produits bio, les alternatives végétales, les démarches anti-gaspillage et le respect du cycle naturel étaient au centre des discussions.
De nombreux exposants ont mis en avant des innovations écoresponsables : emballages compostables, traçabilité numérique, cuisson à basse empreinte énergétique.
Mais le BON, c’est aussi le lien social.
Plusieurs associations ont présenté leurs projets de cantines solidaires, d’ateliers de cuisine pour les jeunes, ou de reconversion par la gastronomie.
Un espace entier était dédié à la formation et à l’emploi, incarnant l’idée chère à Thierry Marx que la cuisine peut être un levier d’intégration.
Une ambiance humaine et sensorielle
Tout au long des trois jours, le salon a dégagé une énergie particulière : mélange de curiosité, d’émotion et de partage.
Les visiteurs circulaient une assiette à la main, un sourire aux lèvres, dans un véritable voyage sensoriel.
Les sons — couteaux sur les planches, verres qui trinquent, voix enthousiastes — composaient la bande-son d’un moment suspendu.
Les parfums de pain chaud, d’épices, de fromages affinés flottaient dans l’air, rappelant que la cuisine, avant tout, est un langage universel.
Bilan : un succès confirmé
Avec plus de 25 000 visiteurs recensés, le Salon du BON 2025 confirme son statut d’événement gastronomique majeur.
Les exposants saluent une organisation fluide, un public curieux et engagé, et une visibilité accrue.
Les retombées médiatiques ont été nombreuses : presse spécialisée, influenceurs culinaires, médias grand public.
Le concept du “BON” a su séduire par sa cohérence : pas seulement un salon du goût, mais un salon du sens.
« Ce que j’ai vu ici, c’est une communauté qui partage une même conviction : bien manger, c’est aussi bien vivre », résume Thierry Marx en clôture.
Perspectives 2026 : vers une ouverture internationale
Fort de ce succès, Thierry Marx a déjà annoncé une édition 2026 élargie à des invités étrangers, notamment d’Italie, d’Espagne et du Japon.
L’objectif : faire dialoguer les cultures culinaires du monde autour du thème universel du “BON”.
De nouvelles thématiques seront abordées : le climat, l’innovation sociale, les agricultures urbaines.
Le salon ambitionne de devenir un forum européen de la gastronomie durable, ancré à Paris mais ouvert sur le monde.
Conclusion – Le BON, un art de vivre
Plus qu’un salon, le BON est un état d’esprit.
Dans un monde souvent pressé, cet événement rappelle l’importance du temps, du respect, du partage.
Il incarne une philosophie du goût où l’éthique rejoint le plaisir.
Trois jours n’auront pas suffi pour tout goûter, mais ils auront permis à chacun de repartir avec une conviction :
le BON, c’est tout ce qui relie les gens, les produits et la planète.



























