Conférence à l’UNESCO organisée par la Délégation Malienne auprès de l’UNESCO sur le thème “Atteindre les objectifs de développement durable par l’éducation”

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La conférence sur le rôle de l’éducation dans la sensibilisation des Etats et de la société aux objectifs de développement durable, organisée par la Délégation permanente du Mali auprès de l’UNESCO et parrainée par HWPL, s’est tenue le 14 février 2020 à l’UNESCO,.
260 participants, 24 ONG présentes, 26 délégations de l’UNESCO, 20 pays représentés dont Côte d’Ivoire, Soudan,Kenya, Bénin, Gambie, Togo, Angola, Sénégal, Oman, Chine, Koweit, Lituanie, Guinée Equatoriale, Maroc, Italie, Seychelles, France …
Intervenants :

Son Excellence Monsieur Oumar Keita, Ambassadeur, délégué permanent du Mali auprès de l’UNESCO
Moussa Cisse, expert à l’OCDE
Bakary Traore, Côte d’Ivoire
Esther Kim, directrice de la branche HWPL
Présentateurs : Louise Kamwiziku et Kevin Tamba
Cette conférence a démontré la nécessité d’un engagement commun pour la mise en place de programmes d’éducation pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) et construire les conditions d’une paix durable, tout en soulignant l’importance de faire émerger des citoyens de paix pour un monde meilleur qu’il importe de construire dès maintenant.
H.E.M. Oumar Keita a ouvert les débats.

Esther Kim a rappelé que, pour mettre en place un matériel d’éducation à la paix, destiné en premier aux enfants, dans le but de parvenir à atteindre les ODD à l’horizon 2040, trois années ont été nécessaires à l’association HWPL
Son président, Hee Lee, vétéran de la guerre de Corée, en liaison avec des responsables gouvernementaux et des experts juridiques, oeuvre à l’élaboration d’une nouvelle loi pour la paix (Déclaration pour la Paix et la Cessation des Guerres) qui pourrait être introduite dans le cadre du droit international.
Esther Kim a souligné que les conflits causés au nom de la religion sont les causes majeures de la guerre. D’où l’importance d’un dialogue entre les chefs religieux des différents pays du monde.
Moussa Cisse a évoqué la situation du Mali où un Islam tolérant cohabite avec les autres religions. Cependant , des menaces existent avec la montée de l’islamisme. Il est urgent de développer un discours autre pour contrer les extrémistes. Le gouvernement a mis en place un programme interculturel d’éducation à l’attention de 13 ethnies du pays afin de les aider à accepeter leurs différences. Réformer l’école, construire des lycées et des universités dans toutes les régions, créer des passerelles entre l’école coranique et l’école publique, développer des programmes d’insertion dans les zones peu développées pour que chaque citoyen trouve sa place dans la société et ne bascule pas dans la violence, telles sont les initiatives prises par l’Etat avec succès.
Pour Bakary Traore, malgré de nets progrès auprès des 15-29 ans en Afrique, les efforts sont insuffisants. En Côte d’ivoire, seuls 40% des jeunes sont scolarisés. Les emplois correctement rémunérés manquent et la plupart des gens sont exclus du marché du travail ou ont un emploi précaire, notamment en Afrique du Nord.
Le digital est un secteur en pleine expansion seulement en Afrique du Sud, au Nigeria, au Ghana et au Kenya.

L’entrepreunariat des femmes représente l’avenir en Afrique.
Louise Kamwiziku, architecte, enseignante à l’Université de Cambridge, a mis l’accent sur les valeurs universelles telles que l’harmonie, la tolérance, la coexistence, l’inclusion, la coopération, l’amour, l’ordre, le pardon, l’empathie, le courage, valeurs qui sont présentes dans les programmes d’éducation de HWPL. Ceux-ci sont adaptés à chaque région et à chaque individu. Transmettre ces valeurs pour changer les mentalités et aider chacun à faire des choix éclairés face aux conflits qui adviennent, c’est ce vers quoi doivent tendre les citoyens soucieux de répandre une culture de paix face à la guerre qui détruit tout. Ainsi, en Zambie, l’Organisation Internationale des Femmes est une force motrice dans cette action.
Kevin Tamba a mentionné des cas précis pleins d’espoir.

Celui de l’Ethiopie où plusieurs universités se sont mobilisées, le Kenya où du matériel pédagogique fiable a été validé, la Zambie qui s’est engagée dans un programme de formation d’enseignants et la mise en place de formations en ligne, plus récemment, le Mali et la Tunisie, pays en constante évolution sur les plans politique, économique et social qui, en face de la violence, veulent placer le pouvoir et la force de la culture.
Au total, 11pays d’Afrique, soit 15% de la population sont concernés par ces actions éducatives.
Une prochaine conférence aura lieu le 23 mars à l’Unesco pour approfondir le rôle des états dans la mise en place des ODD au sein des nations du monde entier.
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