Des marchés ouverts pas pour tous les professionnels

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L’ensemble des commerçants titulaires habituels peuvent à présent être accueillis sur les marchés de plein-vent en France, qu’ils soient alimentaires ou non alimentaires.

Il s’agit, toutefois pour chacun, de respecter scrupuleusement les consignes de sécurité et sanitaires nécessaires à la lutte contre l’épidémie de COVID-19 : interdiction pour les clients de toucher les produits, port du masque obligatoire pour les commerçants tout au long de la tenue du marché, respect des distances de sécurité marquées au sol, positionnement des éléments délimitant les files de clientèle, favoriser le paiement sans contact et désinfecter régulièrement les terminaux de paiement, etc…

Au cœur de la vie parisienne, les marchés sont des lieux de convivialité qui contribuent au dynamisme économique du quartier.
A peine un tiers des 10.500 marchés de plein air qui se tiennent chaque semaine ont pu rouvrir sur dérogation, mais sous conditions sanitaires strictes.

La semaine dernière, une partie des clients ont pu reprendre le chemin de leurs marchés. Fermés depuis le 23 mars, ils ont pu rouvrir sur décision préfectorale après avis du maire . Sur les 10.500 marchés recensés dans l’Hexagone, au moins 3.700 peuvent désormais se tenir, selon la Fédération des marchés de France.

Au lendemain du confinement, les images de la foule sur le marché d’Aligre, dans le 12e arrondissement de Paris, avaient fait jaser sur les réseaux sociaux et irrité les autorités, notamment le préfet de police de Paris, Didier Lallement.

Sur les marchés alimentaires autorisés, répondant « à un besoin avéré et signalé d’approvisionnement de la population », les conditions qui permettent « la sécurisation sanitaire des commerçants et des clients » sont strictes : filtrage à l’entrée, obligation pour les commerçants de servir les clients, marquage au sol et recours au paiement sans contact privilégié. Voire circulation à sens unique et gel hydroalcoolique à l’entrée et à la sortie. « Nous avons mis en place d’autres mesures, comme réserver la première heure de la matinée aux personnes fragiles ou aux soignants, et lancé un système de livraison solidaire à domicile », explique Romain Alaman, fondateur de la société Biltoki, qui exploite cinq marchés couverts dans le Sud-Ouest, dont trois sont ouverts.

A la Fédération des marchés de France, on espère voir d’autres marchés rouvrir, notamment en Ile-de-France. « On voit que, dans certains départements, les préfets ont eu une appréciation très restrictive, et même anormale, des textes », déplore Monique Rubin, présidente de la Fédération des marchés de France.

A Toulouse, les marchés de plein-vent qu’ils soient alimentaires ou non alimentaires ils doit respecter les gestes barrières, gérer le flux des clients devant son étal, et mettre tout en œuvre techniquement pour que la clientèle soit éloignée des denrées et objets vendus, pour éviter de les toucher ou de les contaminer par toux ou éternuement.

A Pibrac tous les mercredi matin, de 8h00 à 13h sur l’Esplanade Sainte Germaine, plus d’une trentaine de commerçants aux compétences variées vous y attendent : fruits et légumes (primeur, producteur, bio), charcuterie, volailles, boucherie, rôtisserie, plats cuisinés, poissonnerie, fromages, vêtements, producteurs de plants, et tout les samedis matin, de 7h30 à 13h30 sur le parking du TMP, des producteurs locaux vous proposent des étals de produits frais.

La Fédération nationale des marchés de France, la fédération Saveurs Commerce, la Fédération des fromagers de France et l’Organisation des poissonniers écaillers de France avons rédigé un guide méthodologique à l’usage des maires et des commerçants dans l’optique de la réouverture de tous les marchés et halles de France le 11 mai.

Désormais, la règle est l’ouverture des marchés. Tous les marchés, alimentaires, manufacturés et mixtes, sont par principe autorisés à ouvrir dans le respect des règles énoncées à l’article 1er et à l’annexe 1 du décret 2020-548 du 12 mai 2020.

Précisément, tous les professionnels, qu’ils soient alimentaires ou non alimentaires, doivent être accueillis sur les marchés. Une discrimination liée, par exemple, à la typologie de produit, au caractère « local », serait de nouveau illégale comme prévu dans le droit commun et inscrit dans la circulaire 77-705 du ministère de l’Intérieur.

Or, à ce jour, suite aux décisions de certains maires et préfets, beaucoup de nos professionnels, suite à des applications de critères totalement aléatoires, sont exclus des marchés sur lesquels ils exercent habituellement!

La seule alternative pour nos collègues est de déposer le bilan pour ne plus générer de charges et de dettes supplémentaires, tout comme de licencier au 1 juin, tous leurs salariés qui ne pourront plus accéder au chômage partiel.

Nous sommes interpellés partout sur le territoire par les professionnels en colère qui s’organisent, manifestent, s’installent sans autorisation, envisagent le blocage des supermarchés, des élections municipales voire des préfectures…

Ces mouvements de colère justifiés, de plus en plus nombreux sans aucun contrôle se durcissent et s’intensifient, catalysant au fur et à mesure tous les mécontentements. Seule la reprise du travail immédiate sur leurs emplacements et dans toutes les villes peut ramener un peu de sérénité.

Il ne s’agit plus de sauvegarde économique de leurs entreprises, il s’agit de survie.. Ainsi, en leur refusant l’accès aux marchés, ce sont des centaines de familles qui vont se retrouver dans une précarité irréversible !

Nous demandons une intervention immédiate des pouvoirs publics, a annoncé la Fédération nationale des marchés de France, dans une communiqué de presse le 15 mai 2020.

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