Exposition YouCare : quand l’art et les célébrités s’unissent pour sauver les animaux
Le cri du cœur de Jérémy Bellet
Le 25 novembre, Paris a vibré au rythme d’une émotion rare : celle d’un engagement profondément humain en faveur des animaux abandonnés. Ce jour-là, l’association YouCare a donné le coup d’envoi d’une exposition caritative exceptionnelle, réunissant artistes, personnalités publiques et défenseurs de la cause animale autour d’un même objectif : lever des fonds pour nourrir, protéger et accompagner des milliers d’animaux en détresse.
Mais derrière cette initiative, il y a un visage, un cœur, une voix : celle de Jérémy Bellet.
Un jeune homme pour qui l’injustice, sous toutes ses formes, est un combat quotidien ; un militant qui a choisi de mettre sa notoriété, ses amitiés et sa sensibilité au service de ceux qui ne peuvent pas parler : les animaux.
Cette exposition, ce n’est pas seulement un événement artistique. C’est un geste. Un cri. Une promesse. Une main tendue à ceux que l’on oublie, que l’on abandonne, que l’on maltraite trop souvent dans le silence.
Il existe, quelque part entre le vacarme du monde et nos routines effrénées, une voix que nous n’écoutons plus. Une voix sans mots, mais chargée d’émotions, d’attentes, de vulnérabilité. Une voix qui bat au rythme des cœurs d’êtres vivants qui partagent avec nous la même planète, les mêmes cycles, la même lumière : les animaux.
Ce texte est une tentative, modeste mais sincère, de redonner de l’espace à cette voix. D’alerter sans accuser, de toucher sans culpabiliser, et surtout de rappeler que la compassion n’est pas une faiblesse – c’est l’un des derniers terrains sur lesquels l’humanité peut encore se réinventer.
Une souffrance invisible, parce qu’elle n’a pas de mots
On dit souvent que la souffrance animale est “silencieuse”. En vérité, elle ne l’est pas. Elle est audible pour celui qui accepte de tendre l’oreille : dans le regard inquiet d’un chien abandonné, dans la course hésitante d’un cheval épuisé, dans le souffle court d’un oiseau blessé, dans les mouvements restreints d’un animal derrière une grille trop étroite.
Ce qui est silencieux, ce ne sont pas eux.
C’est nous.
Nous avons appris, quelque part dans l’évolution de nos sociétés modernes, à nous couper de cette sensibilité première qui reliait les humains au reste du vivant. Jadis, nos ancêtres lisaient les signes dans la nature, percevaient les émotions animales, respectaient la vie car ils en connaissaient la fragilité. Aujourd’hui, la plupart d’entre nous sont entourés de murs, d’écrans, de obligations, de priorités qui nous éloignent de cette réalité fondamentale : les animaux ressentent, eux aussi.
Ils ressentent la peur, le stress, la solitude, la faim, l’attachement, l’amour.
Ils ressentent ce que nous ressentons – parfois même avec davantage de pureté.
Notre époque se dit sensible. Nous parlons beaucoup d’émotions, de bien-être, d’empathie. Les réseaux sociaux résonnent de messages sur la compassion et la “bienveillance”.
Pourtant, jamais autant d’animaux n’ont été malmenés, exploités ou négligés.
Il y a ici un paradoxe presque cruel.
Dans les villes, les foyers possèdent des chats et des chiens qu’ils aiment comme des membres de la famille. Mais quelques kilomètres plus loin, dans des lieux invisibles, des animaux vivent des existences confinées, stressées, parfois brutales.
Nous avons développé une sensibilité sélective : pleine de douceur pour quelques-uns, aveugle pour d’autres.
Ce n’est pas de la méchanceté.
Ce n’est pas un manque d’amour.
C’est souvent une déconnexion, une distance, un oubli progressif.
Nous vivons vite, trop vite. Nous consommons vite. Nous traversons les espaces sans regarder autour de nous. Dans cette vitesse, les animaux deviennent parfois des silhouettes, des bruits, des objets, des produits – tout sauf des vies.
« Je dédie ce projet aux animaux, ces êtres dénués de toute méchanceté et qui n’ont qu’un seul but : aimer et être aimés » – Jérémy Bellet
Depuis des années, Jérémy Bellet mène des combats liés aux discriminations, au harcèlement, aux injustices humaines. Mais deux fois déjà, il a fait entendre sa colère face à une autre forme de violence : celle infligée aux animaux, notamment après avoir dénoncé les conditions de vie indignes d’un zoo de l’est de la France.
Pour lui, cette exposition n’est pas un simple projet artistique. C’est une évidence. Une nécessité. Une réponse au hurlement silencieux de milliers d’animaux abandonnés chaque année.
« Cette exposition, je la dédie à ceux qui ne demandent rien, qui n’ont aucun pouvoir, et qui pourtant souffrent en silence », confie-t-il dans le communiqué.
Ses mots résonnent avec une intensité rare. On y lit l’empathie, la vulnérabilité, l’engagement total.
Quand un regard animal traverse les défenses humaines
Ceux qui travaillent au quotidien avec les animaux – vétérinaires, gardiens, éleveurs respectueux, agents de refuge, bénévoles, photographes animaliers, journalistes de terrain – savent qu’un simple regard peut bouleverser un humain. Ce n’est pas une imagination romantique : c’est un fait biologique et émotionnel.
Le regard animal n’a pas d’artifice.
Il ne ment pas.
Il ne manipule pas.
Il interroge.
Un chien dans un refuge fixe le visiteur sans savoir ce qu’il attend.
Un cheval observe son soigneur avec une intensité presque humaine.
Un dauphin blessé s’approche d’un bateau, non par inquiétude, mais par nécessité.
Un chat errant se méfie… mais laisse sa queue trahir un reste d’espoir.
C’est dans ces moments qu’on comprend une vérité simple :
les animaux ne sont pas “autre chose”. Ils sont “autres êtres”.
Ils ne sont pas des objets.
Ils ne sont pas des accessoires.
Ils ne sont pas des numéros dans une cage.
Ils sont des existences qui tentent de comprendre le monde, avec les moyens qu’elles ont.
Et parfois, ce monde n’est pas tendre avec eux.
La responsabilité humaine : ni jugement, ni excuse
Parler de souffrance animale ne doit pas devenir un tribunal contre l’humanité.
Car l’humanité, malgré toutes ses contradictions, contient aussi des gestes magnifiques.
Chaque jour, des humains sauvent des animaux.
Des inconnus adoptent, soignent, protègent.
Des associations se battent.
Des vétérinaires s’épuisent dans des services où les émotions sont lourdes.
Des photographes exposent pour témoigner.
Des journalistes racontent pour éveiller les consciences.
Des citoyens changent leurs habitudes, petit à petit.
La responsabilité humaine n’est pas une condamnation.
C’est une invitation.
Une invitation à mieux faire, à regarder autrement, à comprendre que notre pouvoir sur les animaux doit s’exercer avec humilité.
Nous avons la force.
Nous avons les outils.
Nous avons la parole.
Eux ont la vulnérabilité – mais aussi la confiance, l’attachement, la loyauté.
L’équilibre est fragile.
Il nous revient de le préserver.
18 célébrités, 18 clichés, 18 rencontres : l’art comme langage universel
Le concept imaginé par Jérémy Bellet est simple, mais d’une puissance symbolique extraordinaire :
18 personnalités photographiées avec un animal pour créer un pont émotionnel entre la cause et le public.
Artistes du théâtre, du cinéma, créateurs de mode, écrivains, journalistes, sportifs : chacun a accepté de poser, d’offrir son image, d’associer son visage à celui d’un animal afin de raconter une histoire et susciter une réflexion.
Parmi les invités présents à Paris :
- Nicoleta
- Massimo Gargia
- Philippe Bas
- Jérémy Bellet
- Jeanne d’Hauteserre, maire du 8ᵉ arrondissement
- Yoann Latouche
- Sandrine Arcizet
- Sophie Darel
- Mapelinage
- Philippe Hersen
- Laetitia Fourcade
- Valérie Kaprisky
- Nabil Hayari
- Véronique Jannot
- Julie Pietri
Chacun d’eux présentait un tableau le représentant avec un animal. Une image figée, certes, mais chargée de sens, de regard, de complicité.
Ces œuvres seront mises aux enchères, et la totalité des fonds sera reversée à l’association YouCare.
YouCare : l’association qui transforme la compassion en action
Créée en 2020 par Thomas Moreau et Charles Thiery, YouCare n’est pas une association comme les autres : elle agit sur tous les fronts de la protection animale.
Ses fondateurs — deux amis de Levallois — ont fait de leur amour des chiens une véritable mission de vie. Grâce à leur énergie et à l’engagement de leurs partenaires, YouCare a déjà distribué plus de 7 millions de repas aux animaux abandonnés, en s’appuyant sur un réseau de 600 associations à travers la France.
La Ruche YouCare, première banque solidaire animale, est aujourd’hui une bouée de secours essentielle pour les refuges saturés.
Thomas Moreau résume parfaitement l’impact de leur travail :
« Pour un refuge, une adoption responsable, c’est une place qui se libère, des soins financés pour les suivants et surtout une rencontre qui dure. »
Ce que construit YouCare, c’est un cercle vertueux. Une chaîne humaine où chaque maillon compte.
Le défi du XXIᵉ siècle : réconcilier modernité et compassion
Notre siècle se trouve à un carrefour.
Jamais nous n’avons été aussi puissants technologiquement.
Jamais nous n’avons été aussi destructeurs.
Jamais nous n’avons été aussi informés.
Jamais nous n’avons été aussi déconnectés.
La question n’est plus :
“Savons-nous que les animaux souffrent ?”
Car la science a tranché depuis longtemps.
La vraie question est :
“Que faisons-nous de ce savoir ?”
Allons-nous continuer comme si de rien n’était ?
ou
Allons-nous transformer cette connaissance en choix, en gestes, en lois, en habitudes nouvelles ?
La compassion n’est pas un luxe.
C’est un horizon nécessaire dans un monde où l’indifférence devient trop facile.
La voie de l’espoir : chaque geste compte, même minuscule
Changer le monde animalier ne se fait pas dans un grand renversement.
Il se fait dans les détails.
Dans le regard posé différemment sur un animal.
Dans l’adoption responsable.
Dans le refus de céder à l’impulsion.
Dans le soutien aux refuges.
Dans l’éducation des enfants à la douceur.
Dans l’achat réfléchi.
Dans le respect de la nature, même en ville.
Chaque geste, même minuscule, est un fil de plus dans la toile d’un monde plus juste pour les animaux.
« Nous sommes les Champions » : le compteur de la honte qui révèle la réalité des abandons
Pour sensibiliser davantage, YouCare a lancé une campagne digitale bouleversante :
« Nous sommes les Champions ».
Un compteur en temps réel sur noussommesleschampions.fr affiche le nombre d’animaux abandonnés ou maltraités depuis le début de l’année. Une réalité dure, brutale, mais nécessaire.
Chaque chiffre qui défile est un visage, une histoire, une souffrance.
Chaque seconde qui passe est un animal de plus livré à lui-même, à l’angoisse, au froid, à la faim.
Cette exposition parisienne s’inscrit dans cette dynamique : replacer le regard humain là où il s’est parfois détourné.
Les chiffres qui font mal : une urgence nationale
En France :
- 330 000 chiens et chats sont abandonnés chaque année.
- En 2023, la SPA en a recueilli 45 000.
- Chaque été, environ 60 000 animaux sont laissés sur le bord de la route.
- Les raisons principales :
- difficultés financières (30 %)
- séparations ou déménagements (25 %)
- achats impulsifs (10 %)
Des milliers de vies brisées, des refuges saturés, des bénévoles dépassés, et des animaux qui n’attendent qu’une chose : être aimés.
L’exposition : un cri du cœur avant Noël, période noire pour les abandons
Présentée à partir du 25 novembre 2025, l’exposition a été pensée pour résonner avec une période particulièrement tragique :
les fêtes de fin d’année, durant lesquelles on offre encore des animaux comme s’il s’agissait d’objets.
Un chiot sous un sapin, une boule de poils offerte sur un coup de tête, puis abandonnée quelques mois plus tard lorsque la réalité rattrape la fantaisie…
Jérémy Bellet insiste :
« Les animaux ne sont pas des jouets. »
C’est pourquoi la période du vernissage a été choisie comme un rappel, une alerte, un message d’urgence.
Un projet itinérant : porter la parole animale à travers la France
Après Paris, l’exposition voyagera dans plusieurs régions françaises.
Une manière d’amener la cause au plus près des citoyens, de rencontrer des publics différents, d’ouvrir un dialogue, de provoquer des prises de conscience.
Chaque étape sera accompagnée de temps d’échange, de mises en lumière de l’action des associations locales et bien sûr, d’un rappel des engagements de YouCare.
Le parcours s’achèvera par une grande vente aux enchères à Paris.
Un moment fort, solennel, où art et solidarité se rejoindront pour financer des actions vitales pour la protection animale.
Retrouver la part de nous qui sent encore
Au fond, cet article n’est pas une démonstration.
Ce n’est pas un réquisitoire.
Ce n’est pas une injonction.
C’est une invitation à retrouver cette part intime, presque instinctive, qui nous relie aux animaux. Une part faite de douceur, de respect, de curiosité, de responsabilité. Une part que la modernité n’a pas effacée, seulement anesthésiée.
Les animaux attendent peu de nous.
Mais ils méritent énormément.
Ils méritent un monde où leur vie est reconnue comme une vie, où leur douleur est prise en compte, où leur présence est une richesse, et non un détail.
Un monde où l’humain n’est pas seulement puissant, mais aussi attentif.
Un monde où nous n’oublions jamais que, pour un animal, chaque geste compte, chaque regard émane, chaque souffle humain peut être une promesse de sécurité ou une menace.
Nous avons le choix.
Aujourd’hui, demain, toujours.
Et si l’humanité veut rester digne de ce nom, il serait temps qu’elle écoute – vraiment – la voix silencieuse des animaux.
Une soirée parisienne pleine d’émotion et d’espoir
Lors du lancement à Paris, l’ambiance était chargée d’une émotion singulière.
Ce n’était pas seulement une soirée mondaine : c’était une soirée de sens.
Les personnalités présentes n’étaient pas là pour se montrer, mais pour être utiles.
Pour prêter leur voix à ceux qui n’en ont pas.
Pour soutenir un projet né du cœur d’un jeune homme qui refuse la résignation.
Les témoignages, les regards échangés, les tableaux exposés, tout respirait la compassion et l’envie d’agir.
La force d’un homme : Jérémy Bellet, un engagement sans compromis
Ce projet porte son ADN.
On y retrouve son combat contre les injustices, son empathie naturelle, son courage, mais aussi sa pudeur et sa sincérité.
Jérémy Bellet est un visage connu du public, mais avant tout un être humain profondément sensible, qui ne supporte ni la cruauté ni l’indifférence.
Il ne se contente pas de dénoncer.
Il crée.
Il fédère.
Il agit.
Avec cette exposition, il apporte cette « petite pierre » dont il parle avec humilité.
Une pierre qui, ajoutée aux autres, peut devenir un rempart contre l’abandon et la maltraitance.
Conclusion : quand l’art devient refuge et que l’humain retrouve sa part lumineuse
Cette exposition est une rencontre :
- entre l’art et la solidarité,
- entre les célébrités et les animaux,
- entre l’humain et sa responsabilité,
- entre le regard et la prise de conscience.
Elle rappelle que la souffrance animale n’est pas une fatalité.
Qu’elle peut être combattue, atténuée, réparée.
Qu’il suffit parfois d’un geste, d’une photo, d’un tableau, d’un engagement — pour changer un destin.
Grâce à YouCare, grâce à Jérémy Bellet, grâce aux personnalités impliquées, grâce au public, une lumière s’est allumée.
Une lumière douce, fragile, mais déterminée.
Celle de l’espoir pour tous les animaux qui attendent qu’on les sauve.
“Chaque animal aimé nous apprend à respirer ensemble, à partager nos cœurs, à ressentir la vie pleinement. Leur présence transforme nos jours, nous rend plus humains et nous rappelle que la compassion est le langage le plus universel.”




















