Grève du 2 octobre : participation en baisse malgré des actions symboliques
Une mobilisation en recul dans toute la France
Aux alentours de 14 heures, le cortège parisien de l’intersyndicale s’élançait depuis la place d’Italie dans une ambiance calme et clairsemée. Selon le ministère de l’Intérieur, 195 000 manifestants ont défilé partout en France, contre « près de 600 000 » selon la CGT.
À Paris, la mobilisation a réuni 24 000 personnes, contre 55 000 lors de la journée du 18 septembre. Même constat en régions : à Marseille (15 000 → 4 000), Bordeaux (8 800 → 3 000) et Montpellier (10 000 → 4 000).
Enseignement et fonction publique : des grèves en recul
Dans l’éducation nationale, le taux de grévistes s’élève à 6,95 % dans le primaire et 6,13 % dans le secondaire, contre plus de 17 % le 18 septembre. Sept lycées ont été totalement bloqués en région parisienne, et dix-sept collèges sont restés fermés en Outre-mer.
Dans la fonction publique d’État, seuls 4,22 % des agents ont cessé le travail, contre près de 11 % le mois dernier.
Une ambiance plus calme à Paris
Alors que le souvenir des tensions du 1er mai 2019 reste présent, la mobilisation du 2 octobre a été marquée par une relative sérénité. Les forces de l’ordre étaient moins nombreuses : 5 000 policiers et gendarmes à Paris, contre 7 400 six ans plus tôt.
Seul point de crispation : la protection renforcée autour de la Rotonde, brasserie symbolique régulièrement visée lors des cortèges.
Le Palais de Tokyo occupé par le secteur culturel
En parallèle, le secteur culturel s’est distingué par l’occupation du Palais de Tokyo, dans le XVIe arrondissement de Paris. Cette action s’inscrit dans une série d’initiatives après l’occupation de la Drac Île-de-France, du Centre Pompidou et du Pavillon Villette.
« L’ambiance est bonne, on partage un repas solidaire », explique Clémence Mauger, porte-parole du Syndicat national des artistes plasticiens-CGT. Malgré la demande d’évacuation formulée par la direction du musée, les occupants ont voté pour rester jusqu’à l’arrivée de la police.
Et maintenant ?
Cette journée du 2 octobre confirme une érosion de la mobilisation intersyndicale. Alors que le gouvernement maintient ses mesures d’austérité et refuse d’ouvrir le dialogue, les actions symboliques semblent prendre le relais des grands cortèges, en perte de vitesse.























































































