KARTING A LA PRISON DE FRESNES: UNE ENQUÊTE OUVERTE

Vues : 20

Une enquête administrative a été ouverte sur la demande du ministre de la justice, Eric Dupont – Moretti, après l’organisation d’épreuves inspirées du jeu Koh Lanta au profit d’associations, à la prison de Fresne (94).

Dans une vidéo sur You Tube, portant sur cet événement qui a eu lieu le 27 juillet dernier, on peut voir 3 équipes de détenus, surveillants et jeunes habitant de la ville s’affronter lors de différentes ‘épreuves: questionnaire, karting, mime ou tir à la corde au dessus de la piscine. Il s’agit du second épisode de Kohlantess, le “Koh Lanta des cités”, le premier ayant opposé les habitants des cités aux policiers, il y a presque 2 ans.

Pour ce second opus, nous nous retrouvons plongés dans la prison de Fresnes(94).pour un affrontement façon Intervilles mais dans l’enceinte d’une maison d’arrêt.

Pourquoi Kohlantess?

Djibril Dramé, originaire de la cité “des Groux” à Fresnes a la trentaine. Grand sportif, il a postulé pour participer à l’émission télévisée Koh Lanta mais sa candidature n’a pas été retenue. Il décide, il y a 2 ans, de créer, à Fresne “Kohlantess”, le “Koh Lanta des cités”. Pour avoir revisité l’émission télé la plus regardée, on le compare à Denis Brogniard. On y retrouve d’ailleurs l’épreuve des poteaux comme dans l’émission d’origine, avec en plus, du gaz lacrymogène aspergé sur les candidats.

Pour réaliser son rêve, il a rencontré l’animateur Denis Brogniard, puis il a participé aux épreuves sportives du jeu “Ninja Warrior”. Le souhait de Djibril est de rassembler en s’amusant. C’est ce qui attiré une de ses anciennes collègues, Aicha Baraka qui s’occupe aussi de réinsertion. Ensemble, ils “ont décidé de casser les codes et faire ce que les gens ne font pas habituellement” Faire passer un message est le but de cette action. “Si ça peut aider pour la réinsertion des détenus et donner du baume au cœur des surveillants, c’est bien ! Cela montre que derrière on est tous humains”, a-t-il déclaré.. L’idée était la même pour le premier épisode sur la police et les cités. “Plein de gens des cités ne voulaient pas le faire contre des policiers. Mais il faut changer les mentalités” a-t-il ajouté.

L’idée de tourner ce second épisode à la prison de Fresnes a été proposée par Aicha Baraka., tenant compte du fait que”les condamnés ont de plus en plus de pleines réduites”. Elle a donc pensé que “ce temps d’incarcération pourrait leur permettre une réinsertion dehors”. Une des conditions sine-qua-non était qu’aucun candidat ne devait avoir été condamné pour atteinte à l’intégrité physique et/ou morale d’une personne.

A la fin des épreuves, un chèque de 1 700 euros a été partagé entre 3 associations:
Le Relais enfants-parents qui favorise le maintien de la relation entre un enfant et son parent détenu
L’association Arc-en-ciel qui oeuvre à la mémoire de Séverine Fauvarque, surveillante décédée à Fresnes.
Uniless, association créée il y a 1 mois par un proche qui a les mêmes buts que Djibril Dramé, dont il est proche.
Les prochains épisodes devraient continuer à changer l’image des jeunes des cités, en les faisant rencontrer des pompiers ou des militaires afin de les faire changer d’avis à propos des autorités.

La production supprime la vidéo

Déjà décriée par l’opposition et le RN, la vidéo a été victime d’une autre polémique concernant un candidat au lourd casier judiciaire, (condamnation pour viol) qui a participé au tir à la corde. Bien qu’inscrit dans un processus de réinsertion et à d’autres activités scolaires et universitaires, il n’entrait pas dans les valeurs prônées par l’organisation. Un second détenu, lui aussi inscrit à un programme de réinsertion, mais condamné pour meurtre participait aussi aux épreuves.

%d blogueurs aiment cette page :