Les agents de la ville de Paris en colère

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Jeudi 20 mai, l’intersyndicale des agents de la ville de Paris a manifesté contre la réforme de la fonction publique votée en 2019. Le cortège est parti de la Mairie du XIème pour se rendre à l’Hôtel de Ville. Près de 1 500 personnes y participaient.

Le but de cette mobilisation était le maintien des jours de congés et la lutte contre l’augmentation du temps de travail souhaitée par Anne Hidalgo. Pour cela, les agents appellent à une semaine de grève générale dans les écoles et les établissements municipaux. Ils entendent par cette action, défendre le “statut spécifique parisien” en réclamant des “régressions qui ne figurent pas dans la loi”.

La loi prévoit le passage du temps annuel de travail des agents de 1 552 à 1 607 heures, pour respecter les 35 heures. Cela revient, pour les 55 000 agents, à perdre huit jours de congés par an.

Les mouvements de grève ont éclaté pour faire respecter les droits syndicaux et les accords RTT. C’est aussi une lutte contre la précarité et les mutations forcées vers le privé. Un bras de fer contre le “management  forcément sauvage”.

Le mouvement

La mobilisation des agents de la ville continue après les manifestations du 4 février, 9 mars et 13 avril derniers.

Tout a commencé par l’annonce  de la Direction des ressources humaines de la Ville de Paris concernant “la création d’une sujétion réduisant de 3 jours le temps de travail annuel de tous les agent.es au titre de ‘l’intensité et de l’environnement de travail induisant une pénibilité spécifique à la ville capitale”.

Les agents réclament la suppression des jours de récupération, le décompte du temps en jour pour les cadres, et les remises en cause des cycles de travail.

“Pas 1 minute de plus” était le slogan choisi pour cette manifestation.  C’est une réponse à l’annonce de la municipalité parisienne concernant la réduction des jours de congés de ses agents. Le préavis de grève de 0 à 24h couvrait l’ensemble des actions des personnels.

Négociations ratées

La mairie et l’intersyndicale ne sont pas sur la même longueur d’ondes. Ces derniers demandent le report de l’application de la loi, prévue pour le 22 janvier 2022. Les négociations se terminant en juin, la maire espère “trouver des moyens pour que les agents ne perdent pas au change”.

La Maire de Paris a adressé un courrier à la Ministre de la Transformation des fonctions publiques, Amélie Montchalin. Elle demandait un délai supplémentaire pour la mise en oeuvre de la réforme.

La réponse de la ministre indiquait avoir demandé au préfet de région d’étudier cette demande. Elle affirmait toutefois qu’il fallait respecter la date du 1er janvier . Elle ajoutait:

“Saisie par Anne Hidalgo sur le passage aux 35h pour les agents de la Ville de Paris, j’invite la maire à prendre ses responsabilités. Les agents publics ne peuvent être instrumentalisés à des fins politiciennes. Le dialogue social mérite mieux”.

Piquets de grève

Le mouvement a commencé le 19 mai. Les agents des Catacombes étaient en grève, le lieu a du fermer  pour le premier jour du déconfinement.

Devant les EPHAD et CCAS (Centres d’Action Sociale) ou établissements publics( Parc Buttes Chaumont), on pouvait constater des piquets de grève. Sur les pancartes, on pouvait y  lire:   “Humains d’abord, oui à la qualité des soins”. “Non au vol de congés, Oui au temps de travail”. “Les RTT, c’est pour souffler”….

D’autres villes ont suivi  le mouvement dont Nantes (11 mai), Rennes (15 mai), St Etienne (4 mai), St Sébastien- sur- Loire (18 mai).

A Paris, un “Grand concert communard”, faisant entendre la voix des  “communaux” ! a terminé la manifestation devant l’Hôtel de Ville.

La CGT lance un nouvel appel devant la mairie du 13ème arrondissement, le 27 mai à 9h30.

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