Droit à l’IVG : des manifestations à travers la France

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Une semaine après la décision de la Cour suprême américaine, quelques milliers de personnes se sont réunies, notamment à Paris, Bordeaux et Toulouse, pour défendre le droit à l’interruption volontaire de grossesse.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, samedi 2 juillet, à Paris, « pour la défense du droit à l’avortement » partout dans le monde et apporter un soutien aux Américaines, après la remise en cause de l’IVG par la Cour suprême des Etats-Unis.

Les femmes décident, craint qu’au vu « de l’importance des Etats-Unis dans le monde », le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) régresse « partout » et que « des pays s’inspirent des Etats-Unis pour renier ce droit fondamental ». Au total, plus d’une trentaine de manifestations ont rassemblé quelque 6 500 personnes en France, selon le ministère de l’intérieur.

Brandissant des cintres peints en rouge, les manifestants, dont des hommes et beaucoup de très jeunes femmes, ont défilé en chantant « De New York jusqu’à Paris, avortement libre et gratuit », ou encore « L’IVG, on s’est battu pour la gagner, on se battra pour la garder ».

On pouvait également y lire « On veut l’IVG dans la Constitution », en référence aux propositions de loi pour inscrire ce droit dans la Constitution française.

Organisées à l’appel du collectif Avortement en Europe – Les femmes décident, rejoints par de nombreuses associations féministes, des syndicats et des partis politiques, plusieurs manifestations étaient prévues à travers la France.

IVG: la loi Veil à aujourd’hui, 40 ans de bataille juridique pour élargir l’accès à l’avortement

Le 26 novembre 1974, Simone Veil prend la parole pour défendre la loi légalisant l’IVG. Inconnue du grand public, cette mère de trois enfants, âgée de 47 ans, est ministre de la Santé depuis six mois. C’est le premier dossier que lui a confié le président Valéry Giscard d’Estaing. Une urgence : chaque année, 300 000 femmes avortent clandestinement au risque d’être condamnée à six mois de prison, et une femme par jour en meurt.

Aujourd’hui, « 130 centres IVG ont fermé en 15 ans » (en France), est-ce que s’inspirent des Etats-Unis pour renier ce droit fondamental?

Depuis son vote en 1975, la loi Veil n’a cessé d’être modifiée.
Dans un communiqué du 17 janvier 2021, Albane Gaillot évoquait le 47e anniversaire de la loi Simone Veil, votée le 17 janvier 1975, dépénalisant l’avortement en France. «Heureux hasard du calendrier, ma proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement est examinée en séance publique du Sénat mercredi 19 janvier 2021», soulignait alors la députée du Val-de-Marne.

La proposition de loi visant à «renforcer le droit à l’avortement», via l’allongement du délai légal de 12 à 14 semaines, a été définitivement adoptée ce mercredi 23 février. Le texte, porté par la députée Albane Gaillot (non inscrite, ex-LREM), supprime également le délai de réflexion de 48h pour les mineures, l’allongement du délai de recours à l’IVG médicamenteuse en ville jusqu’à 7 semaines, et la permission pour les sages-femmes de pratiquer des IVG instrumentales.

La France suivra-t-elle un jour l’exemple des Américains ? Nous espérons que vous ne ferez pas cette erreur chers politiciens !

Quelques grands combats sont indissociables de l’histoire de cet hémicycle : celui de Simone Veil en fait partie et nous avons tous en mémoire ses mots, nous avons tous bien présent à l’esprit son courage. Ce droit, dorénavant inscrit dans notre patrimoine juridique, garantit la liberté, le respect et la dignité des femmes et il participe à l’amélioration de l’égalité entre les femmes et les hommes.

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