Roch Hachana chez Marek Halter : un après-midi de convivialité, de douceur et de paix
Réception chez Marek Halter, dimanche 6 septembre 2026 à Paris, à quelques jours de Roch Hachana 5787
À quelques jours de Roch Hachana 5787, Marek Halter a accueilli, dimanche 6 septembre 2026 dans l’après-midi, entre 100 et 150 personnes à son domicile parisien. Responsables religieux, diplomates, responsables politiques, personnalités de la culture, du monde associatif et du sport ont partagé un moment où les symboles du Nouvel An juif ont rencontré la convivialité. Juifs, musulmans, catholiques et protestants se sont retrouvés autour d’une même réception, avec des échanges consacrés notamment à l’humanité, à la paix et à la laïcité.
Dimanche 6 septembre, dans l’après-midi, les invités arrivent progressivement chez Marek Halter, à proximité de la place des Vosges, dans le 3e arrondissement de Paris. Ils seront entre 100 et 150 personnes à participer à cette réception organisée quelques jours avant Roch Hachana.
Les univers se croisent. Le rabbin Moché Lewin, les imams Hassen Chalghoumi et Mohamed Mehdizadeh, Élie Korchia, président du Consistoire central, et Joshua L. Zarka, ambassadeur d’Israël en France, comptent parmi les personnalités présentes. Emmanuel Grégoire, maire de Paris, participe également à la réception.
Le monde culturel et artistique est représenté notamment par Fabienne Amiach, Bibi Naceri et Élie Chouraqui. Le sport est présent avec l’ancien champion de boxe Fabrice Benichou, tandis que David Donadei, président de l’association CitéStars, participe lui aussi à cet après-midi. Georges Fenech et Lician Davila figurent également parmi les personnalités présentes.
Mais au fil des heures, les fonctions et les parcours laissent surtout place à une succession de rencontres. Des groupes se constituent, se déplacent, se retrouvent. Les conversations accompagnent la réception et la table devient elle aussi un lieu de partage.
Cette convivialité donne une résonance particulière à Roch Hachana.
Une année nouvelle qui commence par l’espérance
Roch Hachana, littéralement la « tête de l’année », marque le Nouvel An juif. En 2026, Roch Hachana 5787 commence au coucher du soleil le vendredi 11 septembre et s’achève à la tombée de la nuit le dimanche 13 septembre.
La réception organisée chez Marek Halter précède donc de cinq jours l’entrée dans la nouvelle année.
Roch Hachana porte l’idée du renouvellement, mais également celle de l’espérance. L’année qui commence ouvre un nouveau cycle, avec les souhaits qui l’accompagnent : une année meilleure, plus douce, prospère et paisible.
Ces souhaits possèdent leurs symboles.
La pomme et le miel, associés à Roch Hachana, évoquent notamment la douceur souhaitée pour l’année nouvelle. D’autres traditions alimentaires renvoient à l’abondance et à la prospérité. Autour d’une table, leur signification se partage avec les personnes présentes, y compris celles qui appartiennent à d’autres traditions religieuses.
Chez Marek Halter, cette symbolique prend ainsi place au milieu d’un après-midi de rencontres.
On ne partage pas seulement une table. Les conversations circulent, les traditions sont évoquées, les personnes se découvrent et les souhaits pour l’année à venir trouvent progressivement une dimension collective.
Juifs, musulmans, catholiques et protestants réunis dans la convivialité
La diversité religieuse constitue l’une des caractéristiques importantes de la réception.
Des représentants juifs, musulmans, catholiques et protestants sont présents. Plusieurs sensibilités existent également à l’intérieur d’une même religion.
Aux côtés de l’imam Hassen Chalghoumi, l’imam Mohamed Mehdizadeh, représentant du courant chiite, apporte cette dimension supplémentaire. Il exerce des responsabilités européennes au sein du Global Imams Council et son engagement s’inscrit notamment autour de la laïcité, de la lutte contre les extrémismes et de la paix.
Sa présence aux côtés de responsables musulmans d’autres sensibilités, de représentants juifs et de représentants chrétiens élargit encore la diversité de la rencontre.
Le rabbin Moché Lewin, Hassen Chalghoumi, Mohamed Mehdizadeh et les autres représentants religieux ne sont cependant pas isolés dans un espace réservé aux religions. Ils se trouvent au milieu des autres invités : responsables politiques et diplomatiques, artistes, personnalités culturelles, sportifs et responsables associatifs.
Cette proximité est essentielle à l’atmosphère de l’après-midi.
La convivialité se construit simplement par l’accueil : recevoir les personnes, leur faire une place, partager la table et permettre aux rencontres de se produire.
De la table aux conversations
À mesure que l’après-midi avance, les échanges se multiplient.
Parmi les sujets entendus au cours des conversations reviennent l’humanité, la paix, la convivialité et la laïcité.
Ces mots prennent une dimension particulière dans un lieu où plusieurs religions sont effectivement présentes.
La laïcité peut être abordée au milieu des convictions religieuses ; l’humanité devient un terrain commun ; la paix traverse les échanges entre des personnes dont les histoires, les fonctions et les appartenances sont différentes.
La présence d’Élie Korchia, de Joshua L. Zarka, de Moché Lewin, d’Hassen Chalghoumi et de Mohamed Mehdizadeh donne à ces conversations une profondeur religieuse et institutionnelle. Celle d’Emmanuel Grégoire apporte la dimension politique et républicaine.
Autour d’eux, Fabienne Amiach, Bibi Naceri, Élie Chouraqui, Fabrice Benichou, David Donadei, Georges Fenech et Lician Davila, parmi d’autres invités, participent à une réception où les mondes religieux, politiques, diplomatiques, culturels, associatifs et sportifs se rencontrent sans perdre leur identité.
L’après-midi avance ainsi au rythme des discussions et des rencontres.
La douceur comme souhait et comme moment partagé
La douceur associée à Roch Hachana possède d’abord une signification symbolique : souhaiter que l’année qui commence soit douce.
Mais dans une réception, le symbole trouve naturellement un prolongement dans la convivialité.
Partager un moment, accueillir l’autre, se retrouver autour d’une table ou prendre le temps d’une conversation donnent au souhait une dimension humaine.
Il en va de même pour la prospérité. Souhaiter une année prospère peut dépasser la seule réussite matérielle : c’est également souhaiter que puissent grandir les projets, les relations et les initiatives qui accompagnent une nouvelle année.
L’espérance devient alors le lien entre le calendrier religieux et le moment vécu.
Chez Marek Halter, Roch Hachana n’est pas seulement présenté à ceux qui connaissent déjà ses traditions. Sa symbolique entre dans un espace partagé par des personnes de confessions et d’univers différents.
Le renouvellement passe aussi par le regard sur soi
La nouvelle année juive porte également une dimension intérieure.
Roch Hachana ouvre les Dix Jours de repentance qui conduisent à Yom Kippour. L’entrée dans une nouvelle année invite ainsi à regarder vers l’avenir, mais aussi à revenir sur l’année écoulée.
L’introspection, les actes accomplis, les erreurs et la relation aux autres trouvent leur place dans cette période.
Le pardon accompagne ce chemin. Il engage la relation à l’autre, la reconnaissance de ce qui a pu être blessé et la possibilité d’avancer autrement.
La purification porte davantage le regard vers soi-même.
Ces dimensions donnent au renouvellement une signification plus profonde : l’année nouvelle n’est pas seulement celle que l’on souhaite différente. Elle peut aussi être celle dans laquelle chacun cherche à évoluer.
Cette dimension spirituelle rejoint naturellement les conversations consacrées à l’humanité et à la paix. La paix entre les personnes commence aussi par la manière dont chacun considère l’autre et travaille sur lui-même.
La paix autour d’une même table
Au milieu des quelque 100 à 150 invités, la paix n’est pas seulement un souhait associé à l’année nouvelle. Elle fait partie des sujets qui circulent au cours de l’après-midi.
La présence simultanée de représentants juifs, musulmans, catholiques et protestants lui donne une expression visible.
Les différentes religions restent elles-mêmes. Les sensibilités internes restent elles aussi différentes. Pourtant, toutes peuvent être accueillies dans un même lieu et partager un même moment.
C’est là que la convivialité prend toute sa dimension.
Elle permet à la douceur souhaitée pour Roch Hachana de devenir aussi une douceur dans les relations ; à l’espérance de dépasser le seul calendrier ; au renouvellement de regarder vers l’avenir ; et à la paix de se retrouver dans les échanges humains.
La présence des personnalités de la culture et du sport élargit encore cette rencontre au-delà du seul monde religieux. L’humanité, la paix et la convivialité deviennent alors des préoccupations partagées par des personnes venues d’horizons très différents.
Un après-midi placé sous le signe de Roch Hachana
Lorsque la réception avance, les conversations, la table, les rencontres et les symboles de Roch Hachana finissent par composer un même ensemble.
La nouvelle année approche.
Avec elle viennent le renouvellement et l’espérance, le souhait de douceur et de prospérité, mais également le temps de l’introspection, du pardon et du travail sur soi.
Chez Marek Halter, dimanche 6 septembre, ces significations ont rencontré une autre réalité : celle de 100 à 150 personnes accueillies dans un même lieu, parmi lesquelles des représentants de plusieurs religions, des responsables politiques et diplomatiques, des personnalités culturelles, associatives et sportives.
La convivialité a fait le reste.
Autour de la table et au fil des conversations, la douceur, le partage, l’humanité, la laïcité et la paix ont accompagné cet après-midi précédant Roch Hachana 5787.
Une manière de souhaiter l’année nouvelle en donnant déjà une place, dans le présent, à ce qu’elle porte d’espérance.















































































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Gabriel MIHAI
Gabriel Mihai est journaliste et rédacteur en chef pour IMPACT EUROPEAN. Il couvre l’actualité européenne et internationale, les analyses politiques et les tribunes d’experts. Passionné par la géopolitique et le journalisme d’investigation, il coordonne les publications et veille à l’exactitude des informations publiées sur le site.